"La Bienveillance et l’Amour sont cette flamme qui lorsqu’elle s’enflamme brûle tout de notre obscurité".
28 Septembre 2025
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À partir d’Albert CAMUS et la pratique active de la Philosophie où la nécessité de découvrir la Verticalité issue de la Transcendance et l’Horizontalité issue de l’Immanence
Dans son œuvre, Albert CAMUS n’aura eu de cesse probablement de répondre à cette question : « Mais qu’est-ce que le Bonheur d’une vie sinon le simple accord et l’harmonie entre l’existence de l’Être et l’équilibre du monde et de la Nature ».
Albert CAMUS avait probablement compris qu’il convient d’honorer la vie que l’on a reçu de la Nature et non pas de l’Ami imaginaire Grand architecte de l’Univers. C’est-à-dire, la nécessité de découvrir qui nous sommes vraiment dans la réalité profonde de notre Être, quelle est notre orientation naturelle ou celle issue du formatage de notre disque dur cérébral par les vérités absolues. La grande question est donc bien la suivante : au regard des dualités qui structurent et conduisent la marche du monde et qui résident également en nous-mêmes, sommes-nous optimisme sur la vie ou bien, sommes-nous pessimisme sur la vie. Cela se joue en prenant conscience ou pas, de ce que sont :
- La Verticalité issue de la Transcendante ;
- Et l’Horizontalité issue de l’Immanence.
1) La Verticalité issue de la Transcendance
Pour ceux qui sont pessimistes sur la vie, sachez que ce qui rend la vie absurde au sens d'Albert CAMUS (Le Mythe de Sisyphe, Caligula, L'Étranger et Le Malentendu), comme vous avez probablement tendance à le penser, ce sont les vérités absolues par le biais desquelles votre disque dur cérébral a été formaté. Ces vérités absolues créés et inventées par l’Humanité elle-même perturbent les équilibres entre les Êtres, la Nature et le monde, rendant précisément la vie de l’Être absurde. Pour résoudre ce pessimisme ambiant qui nous ronge, il faudra donc questionner ceux qui en sont à l’origine, c’est-à-dire un certain patriarcat qui a cru à un moment donné de l’Histoire de l’Humanité, à la Transcendance de l’Être plutôt qu’à l’Immanence de l’Être pour en imposer des idéologies, des dogmes et des doctrines politiques et religieuses qu’il a lui-même inventé et qui sont encore aujourd’hui acceptées par tous dans une confortable servitude et soumission. Ce qu’il convient définitivement de comprendre, c’est que l’absurdité du monde réside dans une verticalité issue de la Transcendance. Lorsque la vérité se dit être révélée par un Absolu créé et inventé par l'Humanité elle-même à son image. Un certain patriarcat et ceux qui les soutiennent s'en emparent et utilisent cette même vérité considérée comme étant une vérité absolue, acceptée par tous. Un certain patriarcat qui aujourd’hui, au 21ème siècle est un patriarcat devenu poussiéreux car il est d’un autre âge révolu. Ce sont les gourous, les guides, les chefs, les autocrates, les dictateurs et ceux ou celles qui les soutiennent dont l’objectif est invariablement le même depuis des millénaires. Cet objectif en réalité est toujours aussi mortifère et cynique. Il s’agit, par le biais de l'utilisation des vérités absolues, d'une part, de la déshumanisation du plus grand nombre au profit de l'épanouissement de quelques-uns. Et d'autre part, celui de se forger un espace vital, une zone d'emprise et d'impunité, dans laquelle ils peuvent laisser libre cours à leurs pulsions les plus vilaines : virilité, machisme, racisme, prédation, domination, culture du viol, abus sexuels, castration du masculin, soumission de ceux qui sont libres les Optimistes sur la vie, les autres "EUX" ceux qui sont différents, les femmes, les LGBT, etc. Nous sommes depuis des millénaires dans la même stratégie qui laisse dans le désarroi le plus total des sociétés humaines entières rendant précisément la vie absurde pour ceux qui subissent cette emprise et cette impunité cynique et mortifère. Alors nous crions haut et fort : "Plus jamais ça" et puis quelques décennies plus tard on recommence. Alors pourquoi cela ?
- En premier lieu, nous nous plaignons de conséquences dont nous chérissons et entretenons nous-mêmes les causes. Car nous ne sommes encore jamais sortis, à aucun moment, ni en pensée et ni en acte, de ce gigantesque bac à sable d'une Humanité encore adolescente qui se tape dessus à coup de pelles et de râteaux, chacun empreint de sa vérité absolue : Moi Catholique, Moi Musulman, Moi Juif, Moi Homo, Moi Hétéro, Moi Bi, Moi Féministe, Moi Masculiniste, etc. Moi Universel et Citoyen du Monde. Ce n'est pas en regardant la lumière (Dieu et les vérités absolues) que l'on devient lumineux, mais en plongeant dans son obscurité, en regardant au plus profond de soi, avec courage et effort, pour comprendre avec lucidité comment son disque dur cérébral a été formaté depuis la tendre enfance et dans sa vie d’adulte par les vérités absolues.
- En second lieu, savez-vous qui sont les "Mangeurs de vents" ? Ce sont les gens qui croient en des choses extérieures à soi et considérées comme étant supérieures à soi (transcendance, idéologie, dogme, doctrine, croyance en Dieu l'Ami imaginaire Grand architecte de l'Univers, aux valeurs traditionnelles, identitaires, nationalistes, souverainistes, etc.). Ou bien ce sont les Êtres qui se sont tout simplement très mal construits dans des environnements dysfonctionnels et traumatiques, véritables "Adultes-Adolescents", "Écorchés vifs de la vie", ils sont comme les premiers, très influençables face au cynisme mortifère des gourous.
Les "Mangeurs de vents" se sentent tellement vulnérables qu'ils ont sans cesse besoin d'exister dans une mise à l’épreuve constante de l’Éthique (la Responsabilité) et de l’Esthétique (la Bienveillance et l’Amour), par l’expression en particulier, de leurs instincts primaires qui ne savent pas maitriser (virilité, machisme, racisme, domination, prédation, culture du viol, abus sexuel, castration du masculin, etc.) ou bien en voulant toujours avoir raison ou en donnant toujours leur avis sur tout dans des vérités absolues sans aucune nuance, ni réflexion personnelle, sans Esprit critique, Penser par soi-même. En manque de repère et sans réponse à leurs interrogations existentielles, ils ont invariablement besoin d'un gourou, d'un guide, d'un chef pour conduire leur vie, qu'ils sont incapables de conduire par eux-mêmes dans une nécessaire et confortable servitude et soumission aux vérités absolues. Un certain patriarcat (gourou, guide, chef, etc.) passe alors par-là, et utilise invariablement les dogmes et les doctrines politiques et religieuses et voilà donc nos "Mangeurs de vents" qui se laissent inlassablement séduire, sous couvert de récits du "NOUS" versus "EUX", de récits patriotiques, nationalistes, souverainistes, traditionnalistes, la patrie en danger, la préservation des valeurs traditionnelles et les croyances illusoires en l'Ami imaginaire Grand architecte de l'Univers. Les "Mangeurs de vents" se laissent invariablement berner par l'escroquerie étant dénué d'Esprit critique, Penser par soi-même en dehors des dogmes, des doctrines et des vérités absolues par le biais desquelles ils ont été formatés. Voici ce qu’est la confortable servitude et soumission des "Mangeurs de vent" aux vérités absolues, dans le fait de CROIRE et de POSSEDER/AVOIR en oubliant d'ÊTRE rend bien évidemment leur vie totalement absurde au sens d'Albert CAMUS (Le Mythe de Sisyphe, Caligula, L'Étranger et Le Malentendu).
Les gourous, les guides, les chefs, les autocrates, les dictateurs et ceux qui les soutiennent doivent à tout prix être mis à nu et livrés au ridicule. Car en définitive, qu’est-ce que l’Être humain, il est cette force douée d’un génie, qui lorsqu’elle est éclairée et se réveille finit toujours par balancer les tyrans et les Dieux.
Hannah ARENDT, nous disait très justement : "Les criminels politiques doivent absolument être mis à nu et être livrés au ridicule en place publique." Car aujourd'hui, nous savons, ce que ce genre d'individu toxique peut produire en termes de déséquilibres et de déshumanisation de sociétés humaines entières.
2) L’Horizontalité issue de l’Immanence
Les personnes de bonne volonté optimistes sur la vie auront probablement tout compris de ce qu’est un Être humain, comme il fonctionne et comment il se construit, car ils sont dépositaires d’une liberté intérieure que rien ni personne ne pourra plus jamais leur enlever. Cette liberté intérieure qu’ils ont su patiemment se forger, dans le courage, dans l’effort, dans la détermination, dans le silence, l’apprentissage de l’Esprit critique, Penser par soi-même, pour aboutir tranquillement à une réflexion personnelle, dans l’observation des dualités qui structurent et conduisent la marche du monde, la beauté de la Nature capable du pire comme du meilleur, s’affranchir de vérité absolue unique, en allant à la rencontre et à la découverte des vérités plurielles et diverses, pour comprendre d’où ils viennent, quel est leur héritage, quel est leur patrimoine, quel est leur ADN et comment le patriarcat duquel il sont issu a formaté leur disque dur cérébral par une vérité absolue unique, acceptée par toute la communauté à laquelle ils appartiennent et qui jusqu'ici rendait probablement leur vie absurde les plongeant vers l’abime du pessimisme.
Pour illustrer ce long processus de la construction de soi vers un Esprit critique et une liberté intérieure, qui qualifie les personnes de bonne volonté, optimistes sur la vie, je prendrai ici simplement, deux exemples significatifs de deux philosophes magnifiques : Le premier, l’un des plus connus est Baruch SPINOZA (1632-1677). Le second est un peu moins connu mais tout aussi magnifique dans sa démarche de construction d’un Esprit critique et d’une Pensée libre, il s’agit du curé Jean MESLIER (1664-1729).
Ce qui rend magnifique et génial ces deux philosophes, c’est qu’ils ont su dans le courage, l’effort et la bonne volonté accéder à une réflexion personnelle, Penser par eux-mêmes, dans un Esprit critique, dans la recherche et le partage de la vérité, remettre en cause ce en quoi ils ont cru profondément toute une partie de leur vie ayant été formaté par une vérité absolue patriarcale unique et acceptée par tous dans leur communauté.
- Le premier exemple : Jean MESLIER, il occupa sans bruit de 1689 à sa mort, en 1729, en tant que prêtre dans la petite paroisse d’Etrépigny et de Balaives dans les Ardennes d’aujourd’hui. Il a exercé son office très consciencieusement prodiguant, les sacrements, les baptêmes, les mariages, les funérailles, les confessions, sans que rien ni personne ne sut jamais de son vivant qu’elle fut en secret ses recherches de la vérité. Ce n’est qu’à sa mort qu’il légua à ses paroissiens un Mémoire intitulé : « Pensées et Sentiments […] sur une partie des erreurs et des abus de la conduite et du gouvernement des Hommes où l’on voit des démonstrations claires et évidentes de la vanité et de la fausseté de toutes les Divinités et de toutes les Religions du monde… » (Mémoire conservé à la BNF à Paris). Remarqué par Voltaire dès 1735, le Testament du curé Jean MESLIER trouva rapidement sa place parmi les manuscrits clandestins athées et libertins. Jean MESLIER a su avec courage, lucidité et liberté, analyser avec un Esprit critique et éclairé, dans une démarche de connaissance, de savoir et en tenant compte de l'expérience de son époque (17/18ème siècle), ce en quoi il a cru profondément à un moment donné de sa vie en tant qu'ecclésiastique. Le courage politique et sociétal de remettre en cause l’ordre établi depuis des siècles qui repose sur une imposture, une invention de l’espèce humaine. En effet, après 40 ans d’exercice dans la paroisse d’Étrépigny et de Balaives dans les Ardennes, ses conclusions sont très probablement proches de la réalité historique, voici ce qu’il nous dit : « Pesez bien les raisons qu’il y a de croire ou de ne pas croire, ce que votre religion vous enseigne, et vous oblige si absolument de croire. Je m’assure que si vous suivez bien les lumières naturelles de votre esprit, vous verrez au moins aussi bien, et aussi certainement que moi, que toutes les religions du monde ne sont que des inventions humaines, et que tout ce que votre religion vous enseigne, et vous oblige de croire, comme surnaturel et divin, n’est dans le fond qu’erreur, mensonge, illusion et imposture […] Vous vous amusez, Messieurs (ce vieux patriarcat), à interpréter et à expliquer figurativement, allégoriquement et mystiquement des vaines écritures que vous appelez néanmoins saintes, et divines ; vous leur donnez tel sens que vous voulez ; vous leur faites dire tout ce que vous voulez par le moyen de ces beaux prétendus sens spirituels et allégoriques que vous leur forgez, et que vous affectez de leur donner, afin d’y trouver, et d’y faire trouver des prétendues vérités qui n’y sont point, et qui n’y furent jamais. Vous vous échauffez à discuter de vaines questions de grâce suffisante et efficace. Et en plus, vous vilipendez le pauvre peuple, vous le menacez de l’enfer éternel pour des peccadilles, et vous ne dites rien contre les voleries publiques, ni contre les injustices criantes de ceux qui gouvernent les peuples, qui les pillent, qui les foulent, qui les ruinent, qui les oppriment et qui sont la cause de tous les maux, et de toutes les misères qui les accablent. » (Cela n'est-il pas magnifique et génial, d'écrire cela, pour un prêtre ayant exercé à cette époque, quelle réflexion aboutie et quel courage de le laisser en partage)
- Le second exemple : Baruch SPINOZA, que probablement tout monde connait, il a fait l’objet le 27 juillet 1656 d’une excommunication par le biais d'un Herem signé par le rabbin Isaac ABOAB DA FONSECA qui dirige la Yechiva Séfarade d'Amsterdam et membre du tribunal rabbinique de la communauté. Ce Herem, particulièrement violent, proclame un bannissement pour hérésie, et chose rare, l’excommunication qu’il prononce est définitif et irrévocable. Qu’a donc fait Baruch SPINOZA pour contrarier à ce point le vieux Patriarcat Séfarade d’Amsterdam qui l’a donc condamné un tel sort, alors qu’il n’a que 23 ans et qu’il n’a encore rien publié. L'apologie du Herem pour justifier de cette excommunication n'a pas été retrouvée dans les archives. Nous savons qu’au moment de son excommunication, Baruch SPINOZA était membre de l'école de Franciscus VAN DEN ENDEN, éminent philosophe avant-gardiste pour l'époque, empreint d’Esprit critique, de Pensée libre, égalitariste et démocratique, mettant l'accent sur l'Éducation des masses, afin de ne pas laisser le savoir aux mains de l'Élite.
Baruch SPINOZA, à la recherche et à la découverte de toutes les vérités absolues apprend le latin, découvre l'Antiquité romaine, notamment les pièces de théâtre de Terence (célèbre poète comique de la Rome antique, sans doute d'origine Berbère), il découvre les grands philosophes et penseurs des 16ème et 17ème siècles conventionnels, orthodoxes ou hétérodoxes (René DESCARTES, Hugo DE GROOT dit « Grotius », Nicolas MACHIAVEL, Thomas HOBBES, Sir Francis BACON, Pierre SERRURIER dit « Petrus SERRARIUS » et les Collégiants, etc.). Ce sont les archives de l’inquisition espagnole à Madrid qui nous dévoile une partie des raisons de cette excommunication. Le frère augustin Thomas SALANO Y ROBLES et le capitaine Miguel PEREZ DE MALTRANILLA revenant de leur séjour à Amsterdam rapportent à l’Inquisition espagnole des propos et des conversations dont ils ont été les témoins. Les responsables sont, Juan DE PRADO (médecin espagnol marrane et philosophe crypto-judaïque) et un certain Baruch SPINOZA. Ils rapportent à l'inquisition : "Au sujet dudit docteur Prado et de ce Spinoza, il a souvent entendu dire qu'ils étaient à l'origine juifs et qu'ils obéissaient à la Loi, mais qu'ils l'ont ensuite dénoncée parce qu'ils avaient l'opinion que la Loi n'était pas bonne et fausse, et c'est la raison pour laquelle ils ont été excommuniés, qu'ils cherchaient la meilleure loi à obéir, et il lui semble qu'ils n'obéissaient à aucune". Les raisons de l’excommunication ont été découverte a posteriori : « Dieu n’est pas cet Absolu car il ne peut être que philosophiquement compris. Ainsi les lois juives et catholiques ne sont pas d'origine divine, elles n’ont donc pas pu être révélée par cet Absolu. Il est absolument nécessaire de rechercher une meilleure vérité ». Par ailleurs, pour expliquer l’excommunication, l’historiographie évoque que Baruch SPINOZA aurait dans la Yechiva d’Amsterdam éprouvé des doutes sur la foi juive et il se serait plusieurs fois signalé en classe par des exégèses chrétiennes de la Bible pour expliquer ses doutes sur la foi juive.
Il convient absolument de lire en particulier L’Éthique écrit en 1677, pour comprendre l’aboutissement de la pensée de SPINOZA, qui nous dit en particulier : « Dieu, c’est la Nature » ; « La Nature est naturante (elle engendre), la Nature est naturée (elle est engendrée dans un processus cyclique et non linéaire ce qui veut dire que jamais rien dans la matière ne se perd tout se transforme perpétuellement, d’un « Big Bang » à un autre) » ; « Le désir de l'Être, c'est l'appétit avec la conscience de lui-même » ; « Lorsqu’une chose a de la conformité avec notre nature, elle nous est nécessairement bonne » : « Le désir est puissance d’agir de l’Être (dans l’Éthique et dans l’Esthétique, qui doit correspondre à la réalité profonde de l’Être » ; « L’Être se doit de persévérer dans son Être (dans l’Éthique et dans l’Esthétique) ».
La conclusion de L’Éthique est merveilleuse et magistrale : « J'ai épuisé tout ce que je m'étais proposé d'expliquer touchant la puissance de l'âme sur ses passions et la liberté intérieure de l'Homme. Les principes que j'ai établi font voir clairement l'excellence du sage et sa supériorité sur l'ignorant que l'aveugle passion conduit. Celui-ci, outre qu'il est agité en mille sens divers par les causes extérieures, et ne possède jamais la véritable paix de l'âme, vit dans l'oubli de soi-même, de la Nature et de toutes choses ; et pour lui, cesser de pâtir, c'est cesser d'être. Au contraire, l'âme du sage peut à peine être troublée. Possédant par une sorte de nécessité éternelle la conscience de soi-même, de la Nature et des choses, jamais il ne cesse d'être ; et la véritable paix de l'âme, il la possède pour toujours. La voie que j'ai montré pour atteindre jusque-là, la vérité, paraîtra pénible sans doute, mais il suffit qu'il ne soit pas impossible de la trouver. Et certes, j'avoue qu'un but si rarement atteint doit être bien difficile à poursuivre ; car autrement, comment se pourrait-il faire, si le salut était si près de nous, s'il pouvait être atteint sans un grand labeur, qu'il fût ainsi négligé de tout le monde ? Mais tout ce qui est beau est aussi difficile que rare. »
Conclusion :
Il est plus que jamais nécessaire de persévérer dans son Être, dans la recherche perpétuelle d’un équilibre du monde dans l’Ethique et dans l’Esthétique. Le chemin est difficile car les mentalités issues des vérités absolues qui ont formaté les Êtres depuis des millénaires sont dures et bien ancrées. Le Patriarcat poussiéreux essaiera bec et ongle de toujours préserver lui aussi mais dans l’obscurantisme et le pessimisme à l'endroit des masses pour toujours tenter de séduire les « Mangeurs de vents ». Dépourvue de tout argumentaire valable, ce vieux Patriarcat poussiéreux, tentera toujours de condamner/exclure de la communauté ceux qui sont libres et optimistes sur la vie. Car la vérité absolue unique qu'il possède, en héritage et qu'il conserve par mimétisme des anciens et gens de sa communauté, malgré lui, à l'insu de son plein gré, n'expliquera jamais ce que l'optimiste sur la vie aura découvert par le biais des autres vérités absolues créés et inventées par l'Humanité dont il aura su, rechercher, confronter, faire la synthèse, forger sa réflexion personnelle, son esprit critique, penser par soi-même, pour déceler quelques certitudes sur la marche du monde.
C’est probablement ce qu’Albert Camus aura voulu nous dire dans son œuvre, c’est-à-dire, que pour honorer la vie que nous avons reçu de la Nature elle-même (Immanence de l’Être) et non pas de l’Ami imaginaire Grand architecte de l’Univers (futile et illusoire Transcendance). Nous avons donc ce devoir en tant qu’Être humain de célébrer les noces de la Nature et du monde avec nous-même. En effet, c'est « En traversant les mers, les campagnes, les montagnes, les vallées, les villages, le bruit, le tumulte, le silence, les parfums de la Nature et de l’Humanité, je m’emplissais d’une vie empreinte de puissance et d’optimisme car je mordais dans le fruit doré du monde, profondément bouleversé de sentir son jus sucré et parfois fort couler le long de mes lèvres. À ce moment précis où cette saveur m’emplit entre douceur et aigreur, ce n’est pas moi qui compte, ni mon égo, ni ce que je possède. Ce qui compte à ce moment précis, c’est l’Être que je suis dans ma toute-puissance d’agir, vers la recherche constante d’un équilibre dans la marche du monde et de la Nature, tous les trois réunis dans un accord qui fait naître l’Amour et la Beauté du tout ».
- Baruch SPINOZA : « Si vous voulez que la vie vous sourit, apportez-lui d'abord votre bonne humeur dans l’acceptation de ce qui est (la Beauté du monde capable du pire comme du meilleur) » ; « Notre âme, en tant qu'elle perçoit les choses d'une façon vraie, est une partie de l'intelligence infinie de la Nature » ; « Nul ne peut avoir la Nature en haine » ; « Le bien suprême de l'âme est la connaissance de soi et de la Nature » ; « La satisfaction intérieure est en vérité ce que nous pouvons espérer de plus grand ».
- Le philosophe Marcel CONCHE nous dit : « L'Homme est une production de la Nature et la Nature s’est dépassée elle-même dans la création de l'Homme ».
Aujourd’hui, vous avez probablement tout compris de la nécessité d’un optimisme sur la vie, vous le comprendrez davantage en lisant de plus belle, les autres magnifiques et géniaux philosophes : Frédéric LENOIR, Christiane SINGER, Hannah ARENDT, Simone WEIL, André COMTE-SPONVILLE, Marcel CONCHE, Baruch SPINOZA, Carl-Gustav JUNG, Jean MESLIER, etc. Laisser vous guider pour accéder, comme le précise la citation du jour : « J’avais au cœur une joie étrange (mais immense), celle-là même qui nait d’une conscience tranquille […] (celle), d’avoir bien rempli son rôle […]. C’était précisément cela que je ressentais (dans ma liberté intérieure), (oui), j’avais bien joué mon rôle (d’Être humain). J’avais fait mon métier d’Homme (et de Femme) et d’avoir connu la joie tout un long jour (et toute une vie), cela ne ressemblait pas à une réussite exceptionnelle (de ma vie), mais (simplement) l’accomplissement ému d’une condition (humaine) qui en certaines circonstances, nous fait un devoir d’être (toujours) heureux (et optimiste sur la vie, de faire de son mieux, conscient du génie humain, capable du pire comme du meilleur, mais surtout de sa beauté, de sa puissance d’agir, persévérant dans la logique de la volonté de l’Être dans la recherche constante d’un équilibre pour le monde et pour notre unique Planète avec dans l’idée, toujours, la bonne volonté, le courage et l’effort plus que jamais nécessaires, dans l’Éthique (La Responsabilité) et dans l’Esthétique (la Bienveillance et l’Amour) qu'elle soit illusoire ou réelle, inconsciente ou consciente) ».
La vérité ne se possède pas, elle se recherche et elle se partage. Cette démarche constante de recherche personnelle et collective de la vérité nous fait déceler quelques certitudes sur la marche du monde et certainement la Beauté de la vie.
Bien à vous, je vous souhaite une très belle journée.