Overblog Tous les blogs Top blogs Associations & ONG
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

"La Bienveillance et l’Amour sont cette flamme qui lorsqu’elle s’enflamme brûle tout de notre obscurité".

Publicité

Nathacha APPANAH : La nuit au coeur où comment tout comprendre à propos des violences conjugales

Nathacha APPANAH : La nuit au coeur où comment tout comprendre à propos des violences conjugales

Magnifique et géniale Nathacha APPANAH, journaliste et écrivaine d’origine mauricienne, une merveilleuse plume empreinte de lumière, d’humanité, de sensibilité et de douceur, à l’image de ce bel Océan indien. Nathacha APPANAH, c’est notamment : « Les Rochers de Poudre d'or (2003) », « Blue Bay Palace (2004) », « La Noce d'Anna (2005) », « Tropique de la violence (2016), « Rien ne t'appartient (2023) », « La nuit au cœur (2025) » son dernier ouvrage qu’elle présente aujourd’hui dans l’émission « À l’Affiche » (Louise Dupont – France 24 - https://urlr.me/Pf7JXN). 
 La « Nuit au cœur » ce sont 3 histoires d’emprise et de violence conjugale qui mènent pour deux de ces histoires au féminicide, celui de Chahinez DAOUD et Emma.  La troisième femme est Nathacha APPANAH elle-même qui raconte son histoire, en scrutant l’énigme insupportable du féminicide conjugal, quand la nuit noire prend la place de l’amour. Nathacha APPANAH nous dit : « Je voulais explorer la manière dont, dans un couple, l’amour et la conjugalité se muent en poison » ; « L’innomable existe toujours ».

Cette thématique pose deux problématiques :

1) Celle du pouvoir et de l’emprise l’un sur l’autre par l’absence de construction de soi que l’on a raté et qui nous rend vulnérable et fragile produisant des Adultes-Adolescents écorchés vifs de la vie, pessimistes et motivés souvent par des passions tristes. Par le poids du phénomène religieux dans cette conception de la verticalité transcendante qui a formaté notre disque dur cérébral depuis la tendre enfance et donc acceptée par tous qui valorise plutôt le masculin au détriment du féminin. Cette verticalité transcendante qui a pour finalité l’idéologie, les dogmes et les doctrines et qui relègue l’Être et la Nature au second plan, tous les deux étant soumis à la domination et à la prédation légitime du masculin. Cette soumission au dogme acceptée par tous est souvent une confortable servitude dans une absence d’esprit critique, penser par soi-même. L’absence de construction de soi que l’on a raté, la croyance en la verticalité transcendante dans cette confortable obéissance au dogme qui relègue l’Être et la Nature au second plan, est source de pessimisme, de passions tristes, de plaisir éphémères, instinctifs et pulsionnels, d’achat compulsif, du mythe de l’argent permettant de combler le pessimisme et l’absurdité de la vie produit par cette même verticalité transcendante qui nie l’Être et la Nature au profit de la vérité absolue que l’on impose dans une absurdité dogmatique sans savoir y déroger.
Lorsque la vérité acceptée par tous, se dit être révélée par une Absolu, Ami imaginaire Grand architecte de l’Univers, un certain patriarcat s’en empare et l’utilise pour se forger un espace vital, une zone d’emprise et d’impunité dans laquelle, il s’arroge le droit légitime celui du masculin de laisser libre cours à ses pulsions les plus vilaines : virilité, machisme, racisme, prédation, domination, culture du viol, abus sexuel, castration du masculin en réaction dans un rapport très clivant de dominant a dominé, entre masculin et féminin, etc.
Enfin, la conception de la verticalité transcendante produit souvent des mariages arrangés dans lesquelles, les deux êtres ne savent pas si l’âme sœur correspond véritablement à la réalité profonde de son Être. Lorsque ce choix est imposé par la religion, la tradition, lorsque ce choix est issu d’un plaisir pulsionnel et éphémère, bref lorsque ce choix de l’âme sœur n’est pas éclairé, la conjugalité devient souvent très toxique car les deux époux reprochent sans cesse à l’autre ce choix imposé, ou ce choix non éclairé qu’il a fait. Il est toujours plus facile d’incriminer les autres plutôt que soi-même. En effet, l’Être humain non éclairé possède cette caractéristique intrinsèque, celle de faire porter sur les autres ce dont lui-même est souvent responsable, dans un forme d’égo arrogante et mal placée qui fait porter sur l’autre la culpabilité de la situation.

2) Celle de la verticalité transcendante qui s’oppose à l’horizontalité immanente, le premier étant à l'origine de la domination du masculin sur le féminin comme nous l'avons vu, et la seconde conduit à la connaissance de soi, c'est-à-dire, à la réalité profonde de notre Être qui permet un choix éclairé de l’âme sœur en concordance avec cette même réalité profonde de notre Être. L’horizontalité considère l’immanence, c’est-à-dire, l’Être humain et la Nature remis au centre de toute chose reléguant les vérités absolues, les dogmes et les doctrines au second plan. L’horizontalité immanente considère le monde tel qu’il est, capable du pire comme du meilleur, dans une compréhension des dualités qui conduisent et structurent la marche du monde. Cette quête d’intériorité, de compréhension du monde, d’attention portée à l’Être et à la Nature, est source de passions joyeuses, de joie permanente, de bonheur durable, d’épanouissement, d’une puissance d’agir dans la recherche d’un équilibre vers le meilleur dans l’Éthique (la responsabilité) et dans l’Esthétique (la bienveillance et l’amour).

Pour tout comprendre voici deux schémas de passions tristes et de passions joyeuses en amour, écrits en prose : 

Schéma des passions tristes et du pessimisme en amour dans l’emprise des relations toxiques :
Au début de l’histoire, on ne voit pas arriver ce genre de relations, car le choix n’a pas été éclairé ;
Au début tout est beau car on est dans l’illusion du plaisir, des pulsions et des passions éphémères ;
Il y a des étoiles partout, on croit avoir trouvé l’âme sœur ;
Celui ou celle qui va enfin nous rendre heureux ou heureuse.
Mais, nous sommes dans une illusion parfaite du désir que l’on ne voit pas ;
On ne se connait pas soi-même et l’autre ne connait pas non plus, la réalité de son Être ;
On ne connait pas la vraie réalité profonde de son Être, ni celle de l’autre ;
Le désir n’est que plaisir éphémère car il ne correspond pas à la réalité profonde de nos deux Êtres ;
Lorsque nos pulsions, nos passions, nos désirs qui ne sont que des plaisirs éphémères, ne sont plus ;
Avec le temps, le plaisir s’efface et l’ennui fait surface ;
Tout change, les étoiles s’en vont, les couleurs disparaissent, le jour se fait nuit ;
Ça perd en tendresse, ça perd en couleur, ça perd en respect, ça perd en plaisir ;
Jusqu’au moment où l’on se rend compte, dans l’obstination de notre choix non éclairé et nos plaisirs à peine éphémères ;
Que l’on fait durer l’idylle qui devient l’enfer ;
Que l’on s’efface pour faire place à l’autre ;
Que l’on se perd nous-même ;
Que l’on s’annule pour entrer dans la réalité toxique de l’autre ;
On s’annule tellement que l’on finit par ne plus se reconnaître.
Lorsque l’on se débarrasse de ce genre de relation d’emprise toxique ;
Que l’on se retrouve avec nous-même ;
On prend conscience de la nécessaire réalité des choix éclairés, cette réalité que possède chaque Être ;
On perçoit les valeurs dont nous sommes dépositaires, ces valeurs que possèdent chaque Être ;
Lorsque l’on reconnait alors la réalité et les valeurs profondes de notre Être ;
Cela, devient tellement puissant.
Dans cette illusion de notre âme éprise par cette idylle dans un choix non éclairé, nous dirons sereinement ;
J’ai reconnu le malheur au bruit qu’il a fait en partant.

Schéma des passions joyeuses et de l’optimisme en amour dans la liberté éclairée des relations vraies :
Ils se sont trouvés dans la vraie réalité profonde de leurs Êtres ;
Le bonheur durable ils ont trouvé, car des espaces emplissent leur amour ;
Le vent de la Nature doit toujours danser entre deux amoureux ;
Ils s’aiment énormément car ils n’ont pas su faire de leur amour un carcan ;
L’amour est comme une mer mouvante entre les deux rives de leurs âmes ;
Et leurs corps charnels fusionnent dans la liberté de leurs regards ;
Ils remplissent la coupe de l'autre, sans jamais boire la même ;
Ils se donnent l'un à l'autre de leur pain, mais ne partage jamais le même morceau ;
Dans leur amour infini, ils s’appartiennent sans s’appartenir ;
Ils sont joyeux dans leur parfait amour, car chacun demeure libre et maître de son âme ;
Ils se donnent en fusion leurs cœurs et leurs âmes, mais sans emprise l’un sur l’autre ;
Car ils savent que ressentir en soi la puissance de la Nature guide seule leurs cœurs et leurs âmes ;
Ils se dressent donc toujours ensemble, mais jamais trop près l'un de l'autre ;
Car ils savent aussi que les piliers du temple de l’amour se dressent toujours séparément ;
Mais qu’ils soutiennent tous les deux ensemble le fronton du temple dans le même courage et le même effort ;
Comme les cordes d'une guitare demeurent libres l'une de l'autre, dans le frémissement de la même musique;
Et comme deux chênes qui ne peuvent croître dans l’ombre, l’un de l’autre.
Ils sont nés pour la seconde fois, dans la réalité profonde de leur Être ;
Et ils seront toujours ensemble lorsque la mort éparpillera leurs jours ;
Dans la symbiose de la Nature, ils resteront toujours unis ;
Témoin d’un amour naturel et symbiotique, construit à l’image d'une belle harmonie ; 
Ici la Nature nous aura appris à tous les égards ;
Que si le plaisir éphémère est un fait, le désir et l’amour durable l’un pour l’autre sont un art ;
Car l'Amour vraie est le respect absolu de l'autonomie de l'autre ;
Toute idée de fusion avec un objectif d'emprise de l'un sur l'autre, doit être écartée. 
Dans cette vraie réalité de notre âme éprise par cette idylle dans un choix éclairé, nous dirons sereinement ;
J’ai reconnu le bonheur au bruit qu’il a fait en s’épanouissant à deux.

Sur cette thématique, je vous recommande particulièrement la lecture de l’ouvrage de Vanessa SPRINGORA « Le Consentement » qui nous raconte dans une vérité crue, le schéma de l’emprise de Gabriel MATZNEFF, écrivain, empreint de pulsions vilaines pédophiles qu’il n’a pas su réprimer et comment il avait ce besoin viscérale de se forger cet espace d’impunité et d’emprise nécessaire pour assouvir ses passions tristes. Le film « Le consentement » est également très bien construit dans la parfaite compréhension du schéma de l’emprise et de l’impunité. Vanessa SPRINGORA, nous dit : « Est-ce normal qu’une jeune fille de 14 ans se trouve être dans une chambre d’hôtel avec un monsieur de 50 ans, son sexe dans ma bouche ». Est-ce également normal, de droguer son épouse et de la proposer à des messieurs sur les réseaux sociaux (procès Pelicot, viols de Mazan) ; Est-ce également normal de confier l’éducation de ses enfants à une institution religieuse puis de les retrouver en fin de scolarité non pas épanouis mais totalement flétris sous les abus sexuels de la gouvernance ou des pédagogues » (Notre-Dame de Betharram - https://urlz.fr/uElB - Et les Madrassas au Pakistan - https://urlz.fr/uElC), etc.
Il y a donc bien un problème majeur chez un certain patriarcat dépositaire d’instincts primaires non réprimés, de pulsions les plus vilaines, de passions tristes masculines qui est très profondément ancré dans le disque dur cérébral du masculin et des mâles Alpha, formaté par les verticalités patriarcales dominatrices (politiques, idéologiques, religieuses, économiques, sociétales) caractérisées par la virilité, le machisme, le racisme, la prédation, la domination, la culture du viol, l’abus sexuels, qui produit continuellement de l'absurde et de l'arbitraire et qui laissent dans le désarroi le plus total des individus, des familles, la société elle-même. De cela, nous avons bien pris compris la toxicité et pris conscience du caractère totalement inacceptable au 21ème siècle.
La résilience du féminin est bien celle de dire, ce n’est pas ma faute, je n’ai pas à me sentir sale, je suis tombée dans ce tourbillon de l’emprise et de l’impunité d’un certain patriarcat dont la santé mentale fortement dégradée a trahi ma confiance dans ma relation avec lui. 
Quant à ce patriarcat poussiéreux, d’une part, Hannah ARENDT inspirée par Bertolt BRECHT, nous disait : « Il doit être mis à nu et livré au ridicule » et d’autre part, lorsque l’Éthique (la responsabilité) et l’Esthétique (la bienveillance et l’amour) sont continuellement mises à l’épreuve par les mêmes individus pessimistes sur la vie, qui s’adonnent aux pulsions les plus vilaines, empreint de passions tristes dans une forme de harcèlement cynique et mortifère sur les autres auxquels on attribue et rend responsable ses propres culpabilités, il convient de faire preuve d’une très grande fermeté lorsqu'il n'y a que cette forme de communication pour espérer un changement de mentalité poussiéreuse et d'un autre âge.

Mais rappelez-vous la vérité ne se possède pas, elle se recherche et elle se partage.

Bien à vous, je vous souhaite une très belle journée.

Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article