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"La Bienveillance et l’Amour sont cette flamme qui lorsqu’elle s’enflamme brûle tout de notre obscurité".

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Fêtes religieuses : Sous le vernis de l'Amour vertical se cachent les verticalités patriarcales

Fêtes religieuses : Sous le vernis de l'Amour vertical se cache les verticalités patriarcales

Bonjour,
Le problème avec les fêtes religieuses, c'est que derrière le vernis de l'Amour vertical, il y a l'emprise des verticalités patriarcales qui séparent les Êtres humains dans des silos, chacun est dans sa bulle avec une incapacité maladive de vouloir sortir d'un entre-soi. C’est-à-dire, cette incapacité à vouloir découvrir les autres vérités plurielles et donc de participer aux fêtes religieuses qui ne font pas partie de sa propre confession, de sa propre vérité absolue qui a formaté notre disque dur cérébral depuis la tendre enfance, l’adolescence et l’âge adulte.
Le présent article de Mayotte La Première nous dit en substance : "Noël conserve une forte portée religieuse pour les chrétiens de l’île (qui le célèbre entre eux), et beaucoup de Mahorais qui ne célèbrent pas cette fête sur le plan spirituel profitent néanmoins du jour férié pour se retrouver (entre eux)".
Je vais vous expliquer sous l'angle de la Philosophie, pourquoi nous sommes positionnés dans ces verticalités et cette confortable servitude ou soumission à nos vérités absolues, à nos croyances et donc aux verticalités patriarcales :
La grande question est bien celle de savoir si l'Être doit encore avoir besoin du Père pour Aimer, c'est-à-dire Aimer comme le Père, Jésus ou Allah l'ont fait en tant que modèle à suivre. Comme si l'Être ne serait pas capable d'Aimer par lui-même sans référence au modèle du Père, de Jésus ou d'Allah. La référence constante au modèle du Père, de Jésus ou d'Allah positionne de fait l’Être humain, dans une confortable servitude ou soumission.
Vous avez ici, la naissance des verticalités patriarcales celle des religions monothéistes qui positionne de fait, l'Être dans une incapacité de Penser par lui-même sans référence au Père, Jésus ou Allah, dans une incapacité de ressentir le pouvoir d'aimer par lui-même sans référence au Père, Jésus ou Allah et donc d'agir par lui-même sans référence au Père, Jésus ou Allah. L’esprit humain est donc formaté dans une verticalité.
Celui ou celle qui regarde à l’extérieur de soi en référence au Père, Jésus ou Allah rêve d’illusion, il se déresponsabilise en partie et devient vulnérable et plus il se sent vulnérable, plus il a besoin du Père, Jésus ou Allah, nous sommes ici dans la spirale de l’emprise des verticalités Patriarcales. Alors que celui ou celle qui regarde à l’intérieur de soi s’éveille par la découverte des dualités qui résident en lui, c’est-à-dire, le « Loup Bon » et le « Loup Mauvais » et par la compréhension de celui des deux loups qu’il convient de nourrir, en référence à son Esprit critique, à son Génie humain créateur, constructeur, bâtisseur et non pas en référence à la Foi divine et à la croyance illusoire au Père, Jésus ou Allah.
Lorsque l’on a compris cela, on s’aperçoit très vite que ce que les croyants appellent « la Foi » est en définitive le Génie humain créateur, constructeur, bâtisseur capable d’aimer par lui-même sans aide extérieure, sans l’aide du Père, de Jésus ou d'Allah.
Nous sommes probablement les seuls Êtres vivants dans l’Univers à savoir-faire cela et à savoir-être cela, c’est-à-dire, être capable d'aimer et d'être bienveillant par nous même sans aide divine en utilisant simplement son Esprit critique, son Génie humain, créateur, constructeur, bâtisseur, et lorsque l'on a compris, qu'il convient plutôt de nourrir en nous le "Loup Bon" plutôt que le "Loup Mauvais" qui est en particulier le lieu de nos instincts primaires non réprimés (virilité, machisme, racisme, prédation, domination, cupidité, pouvoir, etc.).
C’est ce que veulent dire en particulier :
- Boris Cyrulnik, lorsqu’il nous dit « Dieu n’a pas voulu de moi », c’est-à-dire Dieu, le Père ou Jésus, n’a pas d’emprise sur moi car je suis capable d’aimer sans lui et donc sans être dans une confortable servitude ou soumission.
- André Comte Sponville : « Aimer, c'est préférer l'Esprit critique plutôt que la Foi […] J'ai cru en Dieu des catholiques d'une Foi bien vive quoique souvent traversé de doutes, jusque vers 16 ans. Puis mon Esprit critique m’a fait perdre la Foi, et ce fut comme une libération, tout devenait plus simple, plus léger, plus ouvert et plus fort ! C'était comme si je sortais de "l'Enfance" comme si j'entrais enfin dans le monde réel, celui des "Adultes", celui de l'action, de la confiance et de la puissance d’agir, celui des vérités plurielles, de l’Éthique (la responsabilité) et de l’Esthétique (la bienveillance et l’amour), dans l’expression nouvelle de mon Génie humain, de mon potentiel, et de mes capacités extraordinaires d’Homme. »
- Hannah Arendt réhabilite "le Politique (Penser et Agir)" par le biais de "la Banalité du mal" (Lire « Rapport sur la Banalité du mal », « Des origines du Totalitarisme », « Condition de l’homme moderne », « La crise de la Culture ». Et c'est ici que se fait le lien entre Philosophie et Politique. C'est-à-dire que la Philosophie doit permettre de forger des Esprits critiques capables de "Penser et d'Agir" en référence à son propre Génie humain créateur, constructeur, bâtisseur en utilisant quel outil en particulier. Et bien précisément : la découverte et la connaissance des vérités plurielles dont le Génie humain est le créateur (les autres religions en particulier), par le biais des 5 piliers de la Sagesse (Lire Frédéric LENOIR) qui sont en définitive, les 5 piliers de l'Humanisme (Lire André Comte Sponville, Boris Cyrulnik, Friedrich Nietsche "Amor Fati" (Aime ton destin d'Être humain), Baruch Spinoza, Les philosophes antiques, etc.) qui permettent progressivement de s’émanciper de nos conditions d’Adultes-adolescents, d’Ecorchés vifs de la vie, de « Mangeurs de vent » (Lire Boris Cyrulnik) sous emprise des verticalités patriarcales, et donc des confortables servitudes ou soumission aux idéologiques, dogmes, doctrines, religions et croyances en l’ami imaginaire grand architecte de l’Univers (Dieu ou Allah) en particulier.
Bien à vous, je vous souhaite une très belle journée.

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