"La Bienveillance et l’Amour sont cette flamme qui lorsqu’elle s’enflamme brûle tout de notre obscurité".
11 Janvier 2026
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La voie de l'intériorité : laisser le "Loup Mauvais" aux portes de la Civilisation et de l'Humanisme
C’est toujours un immense bonheur et une immense joie de lire ou de relire « L’Odyssée du Sacré (2023) ».
La question est ici posée dans cette citation : être en paix avec nous-même, avec les autres et avec tous les Êtres vivants « N’est-ce pas là l’essentiel ? ». Mais comment parvenir à cet essentiel ?
L’Être humain est un Esprit en condition charnelle. Le cheminement de la vie de l’Être qui n’est pas un long fleuve tranquille, doit lui permettre de « devenir » une meilleure version de lui-même, autant que faire se peut et en faisant de son mieux.
Cependant, « devenir » une meilleure version de soi-même dépend trop souvent des normes (modèles de référence) issues du Sacré dont l’Être est soumis par un formatage depuis la tendre enfance, l’adolescence et l’âge adulte. Formatage qui ne l’aide pas toujours précisément à « devenir » une meilleure version de lui-même, et c’est ici que réside une forme d’absurdité.
En effet, il n’y a que deux voies possibles vers la compréhension de ce qu'est le Sacré, c'est-à-dire, la vie dans sa totalité, dans son essentiel.
Celui ou celle qui regarde à l'extérieur de soi rêve d'illusion. Dans la voie de l’extériorité, l’esprit n’est pas autonome, il se positionne dans une confortable servitude ou soumission puisque l’Absolu comblant et rassurant, guide l'Être dans une seule et même vérité, qui fait s’exprimer trop souvent, l’amour, la bienveillance et l’empathie dans une entre-soi vertical. La vérité absolue, ne permet pas toujours, réellement de se positionner dans une intériorité qui permet de découvrir véritablement le "Loup Bon" et le "Loup Mauvais" qui résident dans l'intériorité de chaque Être humain. Ainsi, il réside une possibilité mortifère pour l'Être, celle de produire ou de subir, l'absurde et l'arbitraire de la verité absolue, à l'extérieur de la communauté, c'est-à-dire, à l'endroit des autres "EUX", ceux et celles qui sont différents parce que dépositaires d'une autre vérité, et à l'intérieur de la communauté, c'est-à-dire, à l'endroit de ceux et celles qui s'écartent de la norme (modèle de référence).
Celui ou celle qui regarde à l'intérieur de soi s'éveille par la découverte et la compréhension de lui-même/d'elle-même et des dualités qui structurent et conduisent la marche du monde entre "Loup Bon" et "Loup Mauvais" qui résident dans l’intériorité de chaque Être humain. Nous comprenons ici très vite que la voie de l’intériorité, positionne l’Être dans une découverte, une compréhension et une prise de conscience, qu’au cours de sa vie qui est un cycle de haut et de bas, il peut devenir une meilleure version de lui-même, en accédant à l'autonome, penser par soi-même dans un esprit critique (Penser et Agir), dans lequel, il n’a pas forcément besoin d’un Absolu et de ses normes révélées, et qu’il peut donc être, en toute autonomie (sans besoin d’Absolu) doué d’un Génie humain éveillé (Germe d'éveil) unique dans l’Univers, capable de penser et d’agir par lui-même, capable de crée, de construire et de bâtir par lui-même en faisant de son mieux, avec un esprit (Penser) lié au cœur (l’Amour) autonome et libre, relié à l’Univers et à la Nature dans lesquelles tout est sacré et plus rien n’est profane, hormis, le "Loup Mauvais" qui réside à l’intérieur de chaque Être et sur lequel il convient donc d’être vigilant dans l’apprentissage de la voie de l’intériorité et dans une autre compréhension, celle que les instincts primaires, le ressentiment, la peur, la haine qui caractérisent le "Loup Mauvais" doivent absolument rester aux Portes de la Civilisation et de l'Humanisme.
La voie de l’intériorité permet donc de comprendre en définitive, que la Foi en un Absolu, ne constitue en réalité que ce qui est précisément, le Germe d’éveil immanent que chaque Être humain possède à l’intérieur de lui-même et qu'il découvre et comprend dans la voie de l'intériorité. Ce Germe d'éveil, lui permet de se positionner en responsabilité en faisant de son mieux, dans les 5 piliers de la Sagesse. Ce long cheminement intérieur mène progressivement à la résonance de l’Âme du monde et de l’Amour universel à l’intérieur de soi.
"Dans un une même population, un même pays, une même culture, certains Êtres se laissent séduire par les vagues de l'extase du populisme, de l'extrémisme, du fanatisme religieux, des verticalités idéologiques souvent portées par un certain patriarcat, etc., dans une confortable servitude ou soumission, alors que d'autres Êtres ne se laissent ni séduire, ni embarquer et parviennent envers et contre tout, à conserver une sérénité, une liberté, une indépendance de jugement, dans un esprit critique, penser par soi-même que rien ni personne ne pourra jamais leur enlever. À quoi tient cet aiguillage, cette orientation des Êtres sur des chemins différents ?" (Boris CYRULNIK).
Savez-vous qui sont les "Mangeurs de vents" ? "Qu'avons nous raté dans l'Education de nos enfants ?" Et bien, es "Mangeurs de vents", ce sont souvent ceux et celles qui croient en des contingences extérieures (Dieu, les idéologies), ce sont également, les Adultes-adolescents, les Écorchés vifs de la vie, les Endormis (Lire Héraclite), etc.
« On ne nait pas "Mangeurs de vents", on le devient, par un formatage sociétal […]. Le statut de l’Être "Mangeurs de vents" est une construction entièrement sociale imposée, souvent dès la tendre enfance, l’adolescence et l’âge adulte à travers une éducation qui positionne l'Être au second plan en le rendant sujet, objet et dépendant d’une vérité absolue dans une confortable servitude ou soumission […]. Ce schéma est perpétué par les Êtres plus âgés au comportement ambiguës qui se reconnaissent à la fois, dans un besoin nécessaire d’émancipation de l’Être des vérités absolues verticales et patriarcales dominantes, mais sont eux-mêmes rattrapés par le formatage imposé depuis l’enfance, l’adolescence et l’âge adulte, dans une obligation archétypale, celle de préserver les normes, les valeurs traditionnelles ou religieuses figées dans un immobilisme sociétal, que les Êtres plus âgés devraient au contraire chercher à combattre afin de créer la véritable émancipation de leurs enfants vers l’esprit critique, penser par eux-mêmes. […] Sous couvert de protection nécessaire, les Êtres plus âgés maintiennent leurs enfants, en particulier les filles et les jeunes femmes dans une liberté contrôlée et une posture de subordination, dans laquelle une chaine de verticalité patriarcale, personnalisation du sacré, impose ce maintien par tradition religieuse ou idéologique. […] Il se constituent souvent un « contre-univers » au sein des "Mangeurs de vents" à partir de l'adolescence qui se prolonge aussi à l'âge adulte, dans lequel se créent des amitiés qui se lient dans une complicité immanente et rebelle. Ils sont alors entre eux, libres, naturels et sincères, temporairement émancipés des normes et des modèles sociétaux verticaux et transcendants extérieurs à eux-mêmes, qui leur sont socialement imposés. En revenant dans leur famille, avec leurs parents et leurs proches, les "Mangeurs de vents" sont de nouveau en représentation et font semblant de s’accepter comme des Êtres intégrés dans la norme verticale qui leur est socialement imposée. »
Le Sacré n’est pas forcément positionné dans la croyance en un Absolu extérieur à soi et accepté par tous dans une confortable servitude ou soumission. L’essentiel, se trouve donc ailleurs dans la voie de l’intériorité qui doit être enseignée et pratiquée dès la tendre enfance, l’adolescence et l'âge adulte.
Bien à vous, je vous souhaite une très belle journée, un excellent dimanche.