"La Bienveillance et l’Amour sont cette flamme qui lorsqu’elle s’enflamme brûle tout de notre obscurité".
22 Février 2026
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De la voie de l'Extériorité à la voie de l’Intériorité ou le changement total de paradigme nécessaire à la construction de soi, pour l’Être humain
Lorsque « La Pensée de la semaine », publiée le dimanche sur ce merveilleux compte FaceBook, fait en particulier référence à l’oeuvre de Carl Gustav JUNG, c’est toujours un immense bonheur et une extase dominicale. Un grand merci très cher Frédéric d’animer aussi merveilleusement votre compte Facebook.
Tout a été dit et tout a déjà été découvert dans la Philosophie, sur ce qu’est un Être humain, comment il fonctionne et comment il se construit. Et c’est en particulier les œuvres de Carl Gustav JUNG, de Baruch SPINOZA, etc…, qui permettent de comprendre cela.
La vérité ne se possède pas, elle se recherche et elle se partage. Mais, c’est en confrontant les pensées philosophiques que l’on parvient à élaborer quelques certitudes, ici entre Boris CYRULNIK, Simone de BEAUVOIR, Carl Gustav JUNG, Jean MESLIER, Arnaud DESJARDINS, etc.
1) Des dualités invariablement présentes dans la marche du monde : « Nous ne voulons pas comprendre que le meilleur est toujours compensé par le plus mauvais (Carl Gustav JUNG) »
Et oui, ce sont bien les dualités qui structurent et conduisent la marche du monde, celles, de l’Univers et de la Nature. L’Être humain faisant partie intégrante de l’Univers et de la Nature, il n’échappe donc pas à cette règle universelle des dualités. En référence à ce merveilleux conte amérindien, il y a bien à l’intérieur de chaque Être humain, un « Loup Bon » et un « Loup Mauvais ».
L’Être humain étant un Esprit en condition charnelle, c’est-à-dire, qu’il est avant tout, un Esprit et un Cœur. La Grande question est bien celle de savoir, qu’elle est, la manière d’Éduquer cet Esprit et ce Cœur en devenir, après être sorti du ventre de la mère. C’est-à-dire, depuis la tendre enfance, l’adolescence puis l’âge adulte, quelle est la manière de formater l’Esprit et le Cœur de cet Être en devenir. Et bien, vous l’aurez compris, il n’y a que 2 voies possibles, la voie de l’Extériorité et la voie de l’Intériorité.
2) De la voie de l'Extériorité à la voie de l’Intériorité ou le changement total de paradigme nécessaire à la construction de soi, pour l’Être humain
La voie de l’extériorité est la rencontre entre l'Esprit, le Coeur et une Extériorité : un Absolu (Dieu/Allah, etc.) comblant et rassurant ou toutes autres idéologies morales, religieuses, politiques également comblantes et rassurantes. Ici l’Être humain face ses vulnérabilités et ses fragilités, est dépositaire de ce besoin de sécurité, de hiérarchie et donc d'obéissance, dans une confortable servitude et soumission à la morale, à la loi, aux récits religieux ou politiques, souvent des récits du « NOUS » contre « EUX » qui sont trop souvent, en référence à un ancrage identitaire, à une tradition, à un territoire, à un terroir, à une identité culturelle, etc.
Vous comprenez ici très vite, que le problème dans la voie de l’Extériorité, est bien ce risque, que l’Esprit et le Cœur de l’Être humain soit formaté dans des vérités absolues, c’est-à-dire des verticalités identitaires, religieuses et idéologiques, traditionnalistes, précisément, dans cet ancrage identitaire (Le « NOUS ») contre « EUX » les autres, ceux qui sont différents car ils possèdent eux-mêmes un autre ancrage identitaire, religieux et idéologique dogmatique, érigé en vérité absolue.
La problématique est qu’un certain patriarcat, utilise donc ces mêmes extériorités identitaires, idéologiques, religieuses et politiques, dogmatiques, doctrinales, traditionnaliste, comme croyance absolue et donc illusoire, pour maintenir des populations dans une confortable servitude et soumission. Et en utilisant précisément, la confortable servitude et soumission, mais aussi les faiblesses, les vulnérabilités, les fragilités, les peurs, le ressentiment, la haine que l’on entretient dans des récits du « NOUS » contre « EUX ». Ce patriarcat poussiéreux, religieux, politique, idéologiques et identitaire se créer donc, un espace vital, une zone d’emprise et d’impunité, permettant de maintenir les populations dans la confortable servitude et ainsi, laisser libre cours à leurs « Passions tristes » et à leurs pulsions les plus vilaines, les instincts primaires issues du « Loup Mauvais », contre « EUX » les autres, et ceux de leurs concitoyens qui ne correspondent pas à la norme, au modèle dicté par l’idéologie, la vérité absolue. La voie de l’extériorité formate donc les Esprits et les Cœurs dans les verticalités issues de la Transcendance (croyances aux idéologies identitaires, religieuses et politiques considérées comme étant extérieures à soi et supérieures à soi), dans une confortable servitude et soumission des Êtres humains, avec cet objectif, ancré dans un espace vital identitaire, une zone d'emprise et d'impunité, par le contrôle, la soumission et malheureusement et trop souvent, la déshumanisation du plus grand nombre au profit de l'épanouissement de quelques-uns. La voie de l’Extériorité est également, malheureusement et trop souvent source de dogmatisme mortifère car elle est pour l'Être humain source de formatage de leur Esprit et de leur Cœur, source de "Passions Tristes" en valorisant trop souvent les dualités et les affects négatifs, pessimistes, sécuritaires, identitaire, inégalitaires, empreint de peurs, de ressentiments, de haines, de virilité, de machisme, de racisme, de prédation et de domination.
Au regard de ces dualités, l'Univers, la Nature et la marche du monde dont l’Humanité fait partie intégrante sont donc cycliques : « Qui aurait pensé après les Révolutions que les Monarchies et les Tyrannies allaient renaître, Qui aurait envisagé après la Pensée Laïque et anticléricale conquérante que les religions seraient encore omnipotentes, Qui aurait pensé après la Seconde guerre mondiale que les Fascismes et les Nationalismes allaient renaître, etc. ». Nous sommes donc bien ici dans les dualités cycliques de l'Humanité : Obscurantisme/Lumière, Verticalité/Horizontalité, Sécurité/Liberté, Confortable servitude et soumission/Esprit critique et penser par soi-même, Extériorité/Intériorité, etc.
Carl Gustav JUNG avait donc parfaitement vu cela, il nous dit : « Celui ou celle qui regarde à l’extérieur de soi rêve d’illusion dans la confortable servitude et soumission, celui ou celle qui regarde à l’intérieur de soi s’éveille dans l’autonomie, l’esprit critique, penser par soi-même ». Carl Gustav JUNG avait donc déjà compris très tôt, que si l’Être humain est bien dépositaire de ce besoin d’enracinement et d’ancrage identitaire qui fait partie de son « ADN », en tant qu’héritage patrimonial et traditionnel, il est impératif de reléguer la tradition et l’ancrage identitaire au rang de « folklore », sans « Faire du passé table rase » ce qui fut l’erreur fondamentale de l’idéologie Communiste en particulier (ex : le Cambodge voir le film « La Déchirure » de Roland Joffé (1984), mais aussi des fanatiques religieux Taliban en Afghanistan (destruction des Bouddhas de Bamiyan) ou encore DAESH en Syrie et en Irak, etc.).
Reléguer au rang de « Folklore » l’ancrage identitaire, la tradition, etc. tout en les conservant dans son Esprit et dans son Cœur, pour que précisément, dans les Esprits et dans les Cœurs, la religion et toutes les idéologies dogmatiques et verticales ne soient plus la Loi politique, sociale, sociétale, patriarcale dominante dans la société, permettant de trouver ainsi un autre ancrage indispensable qui met l’Être humain dans la Joie, celle de la connaissance (vérités plurielles), du développement personnel, émancipé de la confortable servitude et soumission aux idéologies, libéré de « l’esprit de pesanteur » (Carl Gustav JUNG), pour ne plus être « cette particule dans la masse » (Carl Gustav JUNG), c’est-à-dire, un Être humain, un individu, un homme, un femme émancipé par son esprit critique et penser par soi-même, de la masse des « Mangeurs de vents » (Boris CYRULNIK) dans leur confortable servitude et soumission à la vérité absolue.
Il s’agit donc bien ici de reléguer la tradition, la religion, le dogme, la croyance en la vérité absolue, au rang de « Folklore » sans s’en séparer dans son Esprit et dans son Coeur, pour trouver à l’intérieur de soi-même, un autre ancrage, celui, de la connaissance de soi et la connaissance du monde (vérités plurielles), l’Éthique (penser et agir en responsabilité), l’Esthétique (la bienveillance et l’amour), la Présence de l’Être au monde et l’Acceptation du monde réel tel qu’il est dans sa diversité et dans sa biodiversité. Et oui, il s’agit bien des 5 piliers de la sagesse (Frédéric LENOIR) qui sont également les 5 piliers de l’Humanisme, dont la compréhension est nécessaire pour entrer dans la voie (Arnaud DESJARDINS), celle de l’intériorité dans la recherche du « Germe d’éveil » que chaque Être humain détient à l’intérieur de lui-même.
Vous comprenez ici tout ce que veut dire la merveilleuse pensée, devenue maxime « Si exister est un fait, vivre est un art » (Frédéric LENOIR). Pour ce faire, il s’agit bien ici de trouver un autre ancrage dans un changement total de paradigme éducationnelle dans le formatage des Esprits et des Cœurs de l’Être humain, depuis la voie de l’Extériorité qui doit désormais devenir un « Folklore » vers la voie de l’intériorité, permettant de comprendre progressivement que les formatages imposés précisément, par la voie de l’Extériorité ne sont que « des erreurs, des illusions et des impostures inventées par l’Humanité » (Jean MESLIER 1664-1729).
3) L’ancrage nécessaire dans nos « racines » n’est pas forcément « les racines » que l’on croit et le « Nouveau » n’est pas également celui que l’on croit : « C’est précisément la perte de relation avec le passé, la perte de racines qui crée un tel « malaise dans la civilisation […] Nous nous précipitons sans entrave dans le nouveau, poussé dans un sentiment croissant de malaise, de mécontentement, d’agitation. » (Carl Gustav JUNG)
Lorsque l’on perçoit l’invisible derrière le visible, ce que l’on devine ici :
- C’est d’une part, que le besoin d’ancrage de l’Être humain dans les racines, le passé qui crée ce malaise dans la civilisation, n’est pas l’ancrage identitaire, celui d’un terroir, d’un territoire, d’une tradition culturelle. L’ancrage dont l’Être humain a besoin est celui, d’être reconnu dans un projet sociétal, humaniste, immanent, universel, laïc et démocratique comme étant un individu à part entière, un homme, une femme, capable de Penser et d’Agir, dans un esprit critique, penser par soi-même, émancipé et autonome, au-delà de son identité propre, c’est-à-dire, cette identité qui fait partie de son « ADN ». Pour l’Être humain, « Faire civilisation » c’est bien cela.
Et dans ce besoin de « Faire Civilisation », vous aurez compris, que le Sacré est la vie toute entière, celle de tous les Êtres vivants, celle des Êtres humains et des autres Être vivants de la Nature. Et que le profane, n’est en définitive qu’une seule et même chose, le « Loup Mauvais », la virilité, le machisme, le racisme, la prédation, la domination, la peur, le ressentiment, la haine, que chaque être humain détient à l’intérieur de lui-même. Vous aurez donc compris ici, qu’il est fondamental de laisser aux portes de la Civilisation, le profane, c’est-à-dire, le « Loup Mauvais » qui réside à l’intérieur de soi. Et c’est précisément la voie de l’Intériorité qui permet à chaque être humain, de le découvrir, de le comprendre et de le maîtriser.
- C’est d’autre part, que le « Nouveau », n’est également pas celui que l’on croit. On considère le « Nouveau » comme étant les nouvelles technologies, celles du numérique, des écrans, des réseaux sociaux, de l’Internet, de l’intelligence artificielle (IA) jusqu’au transhumanisme qui nous projette dans le monde virtuel qui est également ce lieu « d’erreur, d’illusion et d’imposture » (Jean MESLIER 1664-1729). Car ce monde virtuel, nous rend addict, c’est-à-dire, ces mêmes addictions déshumanisante, désocialisantes, et souvent mortifère lorsqu’elles nous font fuir le monde réel, lorsqu’elles nous font remettre en cause l’Acceptation du monde réel tel qu’il est dans sa diversité et sa biodiversité, c’est-à-dire, dans une remise au centre de l’Être humain et de la Nature. C’est précisément la voie de l’Intériorité qui permet à chaque Être humain, de découvrir ces addictions, de les comprendre et de les maîtriser.
Conclusion :
Les dualités qui structurent et conduisent la marche du monde en organise donc la cyclicité, c’est-à-dire, ces périodes cycliques qui se succèdent et qui, pour l’Humanité correspondent à ses dualités : Obscurantisme/Lumière, Verticalité/Horizontalité, Sécurité/Liberté, Obéissance et confortable servitude et soumission/Esprit critique et penser par soi-même, Extériorité/Intériorité, etc.
Vous comprenez pourquoi, dans l’histoire de l’Humanité, une période de crise et d’obscurantisme, laisse donc toujours la place à un monde « Nouveau ». Cette nouveauté doit être identifiée comme étant celle, d’un projet de société empreint d’émancipation de l’Être humain, d’égalité homme/femme, de solidarité, de liberté d’expression, de développement personnel, d’autonomie dans un esprit critique, penser par soi-même, etc. La voie de l’Intériorité s’inscrit toujours dans cette perspective sociétale par le biais notamment des 5 piliers de la Sagesse (Frédéric LENOIR) qui sont aussi les 5 piliers de l’Humanisme, dont le seul et unique objectif est celui de promouvoir l’esprit critique, penser par soi-même, la liberté de penser et d’agir, la connaissance, l’éthique, l’esthétique, la présence, l’acceptation, et donc l’immanence, l’universel, l’humanisme, la laïcité, la diversité, la biodiversité. Ancrer son Esprit et son cœur dans la voie de l’Intériorité, c’est entrer progressivement dans un cheminement, dans la voie (Arnaud DESJARDINS), qui permet de ressentir à l’intérieur de soi, l’Âme du monde, la Beauté des Êtres humains dans leur diversité, la Beauté de la Nature dans sa biodiversité. Vous aurez ici compris que la perspective est bien celle de limiter dans le temps, l’apparition cyclique dans l’Histoire de l’Humanité des périodes d’obscurantisme, celles ou s’émancipent dans les Esprits et dans les Coeurs, ceux des "Mangeurs de vents" (Boris CYRULNIK), les vérités absolues, les verticalités, les idéologies, religieuses, politiques, dogmatiques, doctrinales, la confortable servitude et soumission des Êtres humains à ces mêmes vérités absolues.
Aujourd'hui, nous sommes à nouveau entrés dans une ère d'obscurantisme avec ce besoin de sécurité identitaire, de hiérarchie, d'obéissance, de confortable servitude et de soumission aux verticalités, aux extériorités religieuses et idéologiques, populistes, nationalistes, souverainistes, extrémistes, masculiniste, etc.
La grande question est bien celle de savoir, Pourquoi ?, les démocraties et le monde libre ne savent pas maintenir très haut dans les esprits, dans les cœurs, dans l’âme, des Êtres humains, précisément les valeurs d'Immanence, d'Humanisme, d'Universel, de Laïcité, de Diversité, Biodiversité, Liberté, d’égalité homme/femmes, etc. Il y a bien entendu ici un intérêt qui est mortifère, celui de ne pas vouloir précisément faire accéder, le plus grand nombre d’Être humain à l’esprit critique, penser par soi-même, émancipé des confortables servitudes et soumission aux vérités absolues, avec la peur viscérale de voir vaciller les 3 ordres sociaux : Politique, Religieux et Économique (celui des lobbies) qui structurent les sociétés humaines depuis des millénaires. Dans cette peur viscérale et ce manque de courage politique, on préfèrera ne pas voir, c’est-à-dire, être aveugle à propos de l’absurde et de l’arbitraire que ces mêmes vérités absolues, ces mêmes verticalités patriarcales produisent sur toute la Planète, laissant des individus, des familles et des sociétés humaines entières dans le désarroi le plus total. Citons ici Hannah ARENDT qui a tout compris et tout découvert : "Les plus grands criminels ne sont pas ceux qui dominent, oppriment, contrôle, stigmatisent, tuent, violent et massacrent. Les plus grands criminels sont ceux qui les laissent faire". Hannah ARENDT, nous dit également : "Il adviendra un moment où l'on décidera si nous aimons suffisamment le monde réel pour en assurer la pleine responsabilité, non plus dans la domination, la prédation de l'Être, de la Nature et le déséquilibre du « Tout » que les verticalités génèrent en ne produisant que de l’absurde et de l’arbitraire. Mais plutôt dans l'Éthique, l'Esthétique, la responsabilité, la recherche d'un équilibre pour le « Tout » qui font penser et regarder, durablement l'Être et la Nature remis au centre de toutes choses [...] Comment mobiliser dans les esprits une "Nouveauté" (la vraie) et l'introduire comme un "Ferment" dans un monde de verticalités déjà vieux, suranné et proche de la ruine. Aussi révolutionnaire que puissent être ses actes, l’Éducation (de nos enfants) sur les principes de "l’Immanence", de "l’Universel", de l'Humanisme, restent et demeurent cette "Nouveauté" (la vraie) que seul l’Esprit critique pourra envisager".
Vous comprenez désormais : POURQUOI ? « Dans un une même population, un même pays, une même culture, certains Êtres se laissent séduire par les vagues de l'extase du populisme, de l'extrémisme, du fanatisme religieux, de la tradition, du patriotisme, du nationalisme, du souverainisme, du masculinisme, etc., dans des vérités absolues et des verticalités, dans la confortable servitude et soumission aux extériorités, alors que d'autres Êtres ne se laissent ni séduire, ni embarquer et parviennent envers et contre tout, à conserver une sérénité, une liberté, un discernement, une indépendance de jugement, dans un esprit critique, penser par soi-même que rien ni personne ne pourra jamais leur enlever. À quoi tient cet aiguillage, cette orientation des Êtres sur des chemins différents ? Savez-vous qui sont les Mangeurs de vents ? Qu’avons-nous raté dans l’Éducation de nos enfants ? » (Boris Cyrulnik). Et bien ce que nous avons raté, à l’instar de ce que nous dit également Hannah ARENDT, c’est l’Education de nos enfants sur la voie de l’extériorité, dans laquelle, nous les avons projetés dans la confortable servitude et soumission étant incapable de reléguer au rang de « Folklore » la vérité absolue, la verticalité, l’idéologie religieuse, dogmatique, doctrinale, nationaliste, patriotique, souverainiste, etc.
La vérité ne se possède pas, elle se recherche et elle se partage. Mais c’est en confrontant, les pensées philosophiques que l’on parvient à élaborer quelques certitudes, ici entre Boris CYRULNIK, Simone de BEAUVOIR, Carl Gustav JUNG :
« On ne nait pas "Mangeurs de vents", on le devient, par un formatage sociétal (c’est-à-dire, le masque social, le moi (Conscient), la « Persona » de Carl Gustav JUNG) […]. Le statut de l’Être humain "Mangeurs de vents" est une construction entièrement sociale imposée, souvent dès la tendre enfance, l’adolescence et l’âge adulte à travers une éducation qui positionne l'Être au second plan en le rendant sujet, objet et dépendant d’une vérité absolue dans une confortable servitude et soumission […]. Ce schéma est perpétué par les Êtres humains plus âgés au comportement ambiguës (gardiens de la tradition) qui se reconnaissent à la fois, dans un besoin nécessaire d’émancipation de l’Être humain des vérités absolues verticales et patriarcales dominantes, mais sont eux-mêmes rattrapés par le formatage imposé depuis l’enfance, l’adolescence et l’âge adulte, dans une obligation archétypale, celle de préserver les normes, les valeurs traditionnelles ou religieuses figées dans un immobilisme sociétal, que les Êtres humains plus âgés devraient au contraire chercher à combattre afin de créer la véritable égalité des sexes et l'émancipation des Êtres vers l'autonomie, l’esprit critique, penser par eux-mêmes. […] Sous couvert de protection nécessaire, les Êtres humains plus âgés (gardiens de la tradition rattrapés par l’inconscient, les archétypes, leur « Part d’ombre » définis par Carl Gustav JUNG) maintiennent leurs enfants, en particulier les filles et les jeunes femmes dans une liberté contrôlée et une posture de subordination, dans laquelle une chaine de verticalité patriarcale, personnalisation du sacré, impose ce maintien par tradition religieuse ou idéologique (Simone de BEAUVOIR). […] Il se constituent souvent un « contre-univers » au sein des "Mangeurs de vents" à partir de l'adolescence qui se prolonge aussi à l'âge adulte, dans lequel se créent des amitiés qui se lient dans une complicité immanente et rebelle (expression vraie de l’Animus, de l’Anima, du Soi définis par Carl Gustav JUNG). Ils sont alors entre eux, libres, naturels et sincères, temporairement émancipés des normes et des modèles sociétaux verticaux et transcendants extérieurs à eux-mêmes, qui leur sont socialement imposés. En revenant dans leur famille, avec leurs parents et leurs proches, les "Mangeurs de vents" sont de nouveau en représentation et font semblant de s’accepter comme des Êtres humains intégrés dans la norme verticale qui leur est socialement imposée (retour dans le masque social, le moi (Conscient), la « Persona » de Carl Gustav JUNG). »
Bien à vous, je vous souhaite une très belle journée et un excellent dimanche.