"La Bienveillance et l’Amour sont cette flamme qui lorsqu’elle s’enflamme brûle tout de notre obscurité".
15 Mars 2026
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La "Parabole des trois tailleurs de pierre" ou la puissance d'agir de l'Être humain muni du marteau et du ciseau étant positionné dans la voie de l'intériorité à la recherche de son "Germe d'éveil" dans sa pierre brute à tailler.
Magnifique et géniale citation du jour, celle de la « Parabole des trois tailleurs de pierre ». Il s’agit ici d’une véritable extase dominicale, car ici le symbolisme ne peut-être que fort et intense.
La grande question est bien celle de savoir : Comment trouver la liberté intérieure dans le déterminisme du tailleur de pierre, celui du destin que la vie lui a offert ? Et bien, c’est en entrant dans la voie de l'intériorité, pour en comprendre, quelles sont les véritables motivations, de ceux et de celles qui utilisent les contingences extérieures à nous-mêmes pour formater nos disques durs cérébraux, dans des projets éducationnels qui précisément, sont sources de ces mêmes déterminismes, stéréotypes, mimétismes sociaux et mais également, souvent, sources d’absurde et d’arbitraire au sens d’Albert Camus.
L’entrée dans la voie de l’intériorité est fondamentale pour un Être humain, car c’est, elle, et elle seule, qui permet de découvrir, d’accéder et de faire connaissance avec notre pierre brute intérieure, c’est-à-dire, une pierre souvent enfouies profondément à l’intérieur de la terre, sur laquelle est venu s’accumuler, ce que Carl Gustav JUNG appelle notre « part d’ombre », ou que, le merveilleux conte amérindien appelle le « Loup Mauvais ». Découvrir sa pierre brute intérieure, c’est entrer dans la compréhension de soi et de la marche du monde. C’est-à-dire découvrir les aspérités et les angles saillants que les contingences extérieures à soi-même sont venus accumuler, d’une part, dans le processus de formatage éducationnel et d’autre part, ce que la vie, qui n’est pas un long fleuve tranquille, est également venue accumuler, et cela, depuis la tendre enfance, l’adolescence et l’âge adulte.
L'Être humain entré dans la voie de l'intériorité, est à la recherche de son « germe d’éveil », dans cet univers qui est le sien, et qui lui permet de découvrir et de comprendre comment les aspérités et les angles saillants de sa pierre brute intérieure se sont formés et formatés, par qui et pourquoi ils ont été formatés, c’est-à-dire, dans quels objectifs, dans quels comportements et savoirs-êtres attendus et dans quel espace d’emprise et d’impunité l’Être humain en a été la victime (le cas échant). Cette découverte et cette compréhension merveilleuse permet à l’Être d’inverser progressivement les polarités de son énergie intérieure. Et c’est bien, cette inversion de polarité qui le propulse progressivement dans une puissance d’agir empreinte, d’esprit critique, penser par soi-même en toute autonomie, qui le met progressivement dans la joie et dans l’optimisme ; Et tout cela en travaillant avec courage et effort, sur les dualités conscientes ou inconscientes de l'Être humain qui résident à l'intérieur de lui-même, c’est-à-dire :
- La polarité de l'Égo s’inverse progressivement vers l'Empathie ;
- L'Avoir vers l'Être ;
- L'Ignorance vers la Connaissance de soi et du monde (vérités plurielles à expérimenter) ;
- La Tristesse vers la Joie ;
- Le Pessimisme vers l'Optimisme ;
- La Morale (religieuse, dogmatique et patriarcale) vers l’Éthique (la Responsabilité) ;
- Le Traumatisme et la Trahison vers la Résilience ;
- La Peur, le Ressentiment, la Haine vers l’Esthétique (La Présence, la Bienveillance, l’Attention et l'Amour);
- La virilité, le machisme, le racisme, la prédation, la domination vers le partage, le consentement indispensable, la simplicité dans la relation à l'autre, l'égalité indispensable (homme/femme en particulier), le respect de la différence, et l’acceptation du monde réel tel qu’il est dans sa diversité et dans sa biodiversité.
Conclusion :
Pour construire des cathédrales laïques, lieux d’humanisme et de démocratie, il y a donc bien pour l’Être humain, deux pierres brutes qu’il convient absolument de tailler, d’une part, sa pierre brute intérieure pour lui enlever les aspérités et les angles saillants de la « Part d’ombre » et du « Loup mauvais », qui sont venus progressivement se cristalliser autour de la pierre brute par nos formatages éducationnels et par le parcours de vie qui n’est pas un long fleuve tranquille. Et d‘autre part, les pierres brutes de cristal extérieures à nous-même venues, à l’insu de notre plein gré, déposer et accumuler leurs aspérités et leurs angles saillants communautaire et identitaires, empreints de morales et de verticalités patriarcales qui précisément nous maintiennent trop souvent, dans une censure ou dans une autocensure de nous-même, mais également dans la confortable servitude et soumission aux extériorités rendant nos vies trop souvent, absentes de sens profond, impersonnelles, stéréotypées, socialement mimétiques, monotones, déterminées, animées par les plaisirs éphémères, les insatisfactions permanentes, les illusions, les imaginaires, les impostures, les fausses certitudes, etc. Nos choix de vie déterminés, positionnés dans la confortable servitude et soumission, censurées ou autocensurées par la morale, monotones, stéréotypées, mimétiques, qui, d’une part, nous empêche de savourer le monde réel dans sa beauté et dans sa diversité et d’autre part, nous font fuir ce même monde réel, dans des psychotropes, des illusions et des imaginaires.
Ce qu’il convient donc absolument de comprendre ici, c’est que rien ne résiste au marteau et au ciseau d’un tailleur de pierre, et encore moins le cristal des illusions et des impostures. Le marteau et le ciseau sont précisément, les principaux outils de l’Être humain avec lesquels, il se façonne lui-même, il façonne sa vie et il façonne le monde réel, son cadre de vie individuel et collectif. Le marteau et le ciseau du tailleur de pierre doivent donc toujours se manier avec courage et avec effort, à la sueur de son front et en faisant de son mieux, pour enfin, briser le cristal qui l’emprisonne.
Bien à vous cher(e)s ami(e)s, je vous souhaite une très belle journée et un excellent dimanche.
Bonus :
- « Je ne vois pas d’autre issue, que chacun de nous fasse un retour sur lui-même et extirpe et anéantisse en lui tout ce qu’il croit devoir anéantir chez les autres. Et soyons bien convaincus que le moindre atome de haine que nous ajoutons à ce monde nous le rend plus inhospitalier qu’il ne l’est déjà. Je ne crois plus que nous puissions corriger quoi que ce soit dans le monde extérieur que nous n’ayons d’abord à corriger impérativement en nous-même. L’unique leçon de cette guerre est de nous avoir appris d’abord à rechercher le juste, le bien, le beau et le vrai, en nous-même et pas ailleurs ». Etty HILLESUM (1914-1943)
- L’Insistantialisme de l’Être humain selon André COMTE-SPONVILLE, c’est : « Ce besoin de vivre le juste, le beau, le bien et le vrai de l’existence humaine dans le monde réel. Mais l’Insistantialisme est censuré ou autocensuré par l’Être humain lui-même, lorsqu’il est dépositaire des vérités absolues, des illusions et des impostures finalistes, de l’égocentrisme et de l’anthropocentrisme dictées par ces mêmes illusions et impostures qu’il a lui-même inventé ainsi que la morale et la Loi patriarcales qui en découlent. En effet, aucun projet humain n’échappe à la réalité, aucune transcendance n’échappe à l’immanence, aucune illusion n’échappe au monde réel. L’Homme n’est pas un empire empreint d’égo dans un empire, ni un néant dans l’Être et dans le monde. Il est issu et fait partie intégrante du monde réel, de l'Univers et de la Nature. L'Être humain, est donc ce qu’il est, il fait ce qu’il fait, le meilleur comme le pire, car il n’échappe ni aux principes d’identité et de morale qui le divise, ni aux principes de raison et d'éthique qui le rassemble. Pour être porteur de sens dans un projet de société qui remet au centre, l'individuel, le collectif et la Nature, l’Insistantialisme de l’Être humain doit être orienté par un cheminement intérieur librement choisi, pour qu’il soit à la fois porteur d’un humanisme et d’un naturalisme débarrassé des illusions et des impostures inventées par l'Être humain lui-même pour être reléguées au rang de « Folklore » dans les mentalités profondes de chaque Être. L’Insistantialisme est alors la pensée libre de l’Être, mise en action, dans un besoin individuel de vivre et de lutter pour soi-même, mais également, dans la conscience d’un devenir collectif durable. L’Insistantialisme est donc à la fois, la liberté intérieure des stoïciens (le Tonos débarrassé du Logos à reléguer au rang de "Folklore") ; la puissance (Dynamis) de l’acte (Energeia) d’Aristote débarrassé des dieux transcendants et arrogants à reléguer au rang de "Folklore" ; le « Clinamen » de Lucrèce (l’énergie en action de l’Être débarrassé du déterminisme à reléguer pour l'Être humain au rang de "Folklore") ; le conatus de Spinoza qui met l’Être dans la joie et dans l’optimisme ; le vouloir vivre de Schopenhauer débarrassé des plaisirs éphémères, de l’ennui, de l’insatisfaction permanente et du pessimisme ambiant ; la volonté de puissance de Nietzsche dans la recherche de la Beauté individuelle et collective, etc. Tout cela bien ancré dans le monde réel et tout cela débarrassé de leurs oripeaux métaphysiques et déterministes extérieurs à l’Être humain, inventés par lui-même et à reléguer absolument dans les mentalités de chacun(e), au rang de "Folklore" pour ne plus constituer ni la Loi et ni la morale patriarcales, acceptées par tous ».
L’Insistantialisme d’André COMTE-SPONVILLE, bien ancrés dans le monde réel, est, la puissance propre et singulière de l’Être humain ayant découvert son « Germe d’éveil » dans la voie de l’intériorité, qui le poussent à persévérer dans son Être, avec courage, effort et en faisant de son mieux en homme et en femme libres et de bonne volonté, pour conserver, augmenter, améliorer sa puissance d'Être humain, penser par soi-même et agir, dans la connaissance de soi et du monde (vérités plurielles à expérimenter), dans l’éthique (la responsabilité) débarrassé de la morale reléguée au rang de « Folklore », l’esthétique (la bienveillance et l’amour), la présence de l’Être au monde, l’acceptation du monde réel tel qu’il est dans sa diversité et sa biodiversité, pour devenir ainsi progressivement, un défenseur-militant des valeurs d’Humanisme et de Démocratie dans le monde réel.
Bien à vous cher(e)s ami(e)s, je vous souhaite une très belle journée et un excellent dimanche.