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"La Bienveillance et l’Amour sont cette flamme qui lorsqu’elle s’enflamme brûle tout de notre obscurité".

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Samuel PATY, un film pour ne pas oublier

Samuel PATY, un film pour ne pas oublier

Pour que l'histoire ne tombe pas dans l'oubli, prochainement au cinéma : Film "L'ABANDON - Les 11 derniers jours de Samuel PATY".
Pour ceux qui croient encore au "Père Noël", je voudrai leur dire :
La vérité ne se possède pas, elle se recherche et elle se partage, et c'est en confrontant les pensées philosophiques et littéraires humanistes issues des vérités plurielles que l'on parvient peu ou prou à élaborer quelques certitudes. En cette matière, la connaissance se trouve dans la lecture des philosophes et écrivains humanistes qui ont tout compris des dualités qui structurent et conduisent la marche du monde, en particulier entre : vérités absolues et vérités plurielles, morale et éthique, illusions/imaginaires et monde réel.
Celui ou celle qui regarde à l'extérieur de soi rêve d'illusion dans une confortable servitude et soumission à la morale dictée par la vérité absolue, celui ou celle qui regarde à l'intérieur de soi s'éveille dans le monde réel par l'esprit critique, la capacité de penser par soi-même et l'éthique.
Et oui, on vous a dit depuis la tendre enfance que le "Père Noël" existait, vous avez cru cela sans rien vérifier, sans courage et sans effort, dans la confortable servitude et soumission à ce que vos parents et votre éducation vous ont dit. Alors que la philosophie et la littérature , magnifiques et géniales étaient là, à vos pieds, vous ouvrant leurs bras empreints de générosité, pour accéder à la connaissance.
Est-ce que le "Père Noël" existe ? Tout le monde sait que non et qu'il s'agit bien d'une invention humaine et bien Dieu/Allah c'est pareil.
Le "Père Noël" est pour les enfants ce que Dieu/Allah sont pour les Adultes c'est-à-dire ce besoin d'un "Père Amour" permettant d’exaucer ses souhaits et ses désirs, mais également, ce besoin d'un "Père Arbitre" pour apaiser ses peurs et les injustices de la vie qui n'est pas un long fleuve tranquille. Lorsque les différentes morales issues des vérités absolues se confrontent, nous sommes tous, invariablement projetés dans ce gigantesque bac à sable d'une Humanité encore adolescente qui se tape dessus à coup de pelles et de râteaux, chacun(e) étant dépositaire de sa vérité absolue, dans un absurde et un arbitraire qui s'expriment au détriment de la connaissance, de l'éthique et de la responsabilité collective. Et cela conduit en particulier, à l'assassinat d'un professeur d'histoire par des gens, des adultes-adolescents, des « Mangeurs de vent » (Boris CYRULNIK) qui croient encore au "Père Noël".
Magnifique et génial Albert Camus : "Les grandes idées viennent dans le monde sur des pattes de colombes et de velours. Peut-être un jour, si nous prêtions l'oreille, entendrions-nous, au milieu du vacarme des religions, des idéologies, des empires et des nations, comme un faible bruit d'ailes, le doux remue-ménage de la vie et de l'espoir qui résonne dans le monde réel. Les uns diront que cet espoir est porté par un peuple, d'autres par un groupe d'hommes et de femmes. Je crois au contraire que cet espoir réside dans le coeur et dans l'âme de millions de solitaires qui n'osent pas transgresser les interdits de la morale. Leurs actions et leurs œuvres communes, feraient nier les plus grossières erreurs de l'histoire, pour faire resplendir dans les esprits, même fugitivement, les fausses vérités qui menacent chacun et chacune de la souffrance, pour les élever vers la connaissance, vers l'éthique et donc vers la joie".
Qu'avons-nous donc raté dans notre éducation ? Et bien ce que nous avons raté c'est précisément l'éducation de nos enfants sur les croyances extérieures à soi, les vérités absolues et leurs morales qui écartent les Êtres humains de la connaissance, de l’éthique et de la responsabilité collective.
Les vérités absolues, les religions, les idéologies, les dogmes et les doctrines ne sont pas des humanismes ; le RN – Reconquête, etc., le patriotisme, le nationalisme, le souverainisme ne sont pas des humanismes ; et LFI n’est pas un humanisme non plus. Vous aurez donc compris que l’extrémisme de tout bord et les verticalités patriarcales issues de la transcendance et des idéologies ne sont pas des humanismes. Et tous ces gens en bon « Mangeurs de vents » (Boris CYRULNIK), croient encore au « Père Noël » dans une confortable servitude et soumission à leurs illusions et à leurs imaginaires car leur disque dur cérébral a été formaté comme cela et leurs enfants sont donc encore au 21ème siècle, éduqués comme cela.
Si le rôle de l’école et de l’Éducation est indispensable dans le fait de maîtriser les savoirs fondamentaux : apprendre à lire, à écrire et à compter, il est tout aussi indispensable d’introduire une quatrième composante fondamentale, celle d’apprendre à nos enfants, ce qu’est la voie de l’intériorité permettant d’installer les Êtres humains, futurs citoyens, dans une liberté intérieure, empreint d’autonomie, d’esprit critique et penser par soi-même prompte à s’insérer dans le monde en choisissant sa vie, plutôt que de la subir dans une posture de « Mangeur de vent » (Boris CYRULNIK), et dans une confortable servitude et soumission aux formatages des voies de l’extériorité religieuses, dogmatiques, patriarcales, économiques, consuméristes, socialement et culturellement mimétiques et stéréotypées, dans des vérités illusoires qui deviennent des vérités absolues, acceptées par tous.
L’Insistantialisme d’André COMTE-SPONVILLE, c’est : « Ce besoin de vivre le juste, le bien, le vrai de l’existence humaine dans le monde réel. Mais l’Insistantialisme est censurée ou autocensurée par l’Être humain lui-même, lorsqu’il est dépositaire des illusions et des impostures finalistes, de l’égocentrisme et de l’anthropocentrisme dictées par ces mêmes illusions et impostures qu’il a lui-même inventé. En effet, aucun projet humain n’échappe à la réalité, aucune transcendance n’échappe à l’immanence, aucune illusion n’échappe au monde réel. L’Homme n’est pas un empire dans un empire, ni un néant dans l’Être et dans le monde. Il est issu et fait partie intégrante du monde réel, de l'Univers et de la Nature. l'Être humain est ce qu’il est, il fait ce qu’il fait, le meilleur comme le pire car il n’échappe ni au principe d’identité qui le divise, ni au principe de raison et d'éthique qui le rassemble. Pour être porteur de sens dans un projet de société qui remet au centre, l'individuel et le collectif, l’Insistantialisme de l’Être humain doit être orienté par un cheminement intérieur librement choisi, pour qu’il soit à la fois porteur d’un humanisme et d’un naturalisme débarrassé des illusions et des impostures inventées par l'Être humain lui-même.
L’Insistantialisme est alors la pensée libre de l’Être, mise en action, dans un besoin individuel de vivre et de lutter pour soi-même, mais également, dans la conscience d’un devenir collectif durable. L’Insistantialisme est donc à la fois, la liberté intérieure des stoïciens (le Tonos débarrassé du Logos à releguer au rang de "Folklore"), la puissance (Dynamis) de l’acte (Energeia) d’Aristote débarrassé des dieux transcendants et arrogants à releguer au rang de "Folklore", le « Clinamen » de Lucrèce (l’énergie en action de l’Être débarrassé du déterminisme à releguer pour l'Être humain au rang de "Folklore"), le conatus de Spinoza qui met l’Être dans la joie et dans l’optimisme, le vouloir vivre de Schopenhauer débarrassé des plaisirs éphémères, de l’ennui et de l’insatisfaction permanente, la volonté de puissance de Nietzsche dans la recherche de la Beauté individuelle et collective, etc. Tout cela bien ancré dans le monde réel et tout cela débarrassé de leurs oripeaux métaphysiques et déterministes extérieurs à l’Être humain, inventés par lui-même et à releguer dans les mentalités au rang de
"folklore" pour ne plus être la Loi et la morale acceptées par tous ».
L’Insistantialisme d’André COMTE-SPONVILLE, bien ancrés dans le monde réel, est la puissance propre et singulière de l’Être humain ayant découvert son « Germe d’éveil » dans la voie de l’intériorité, qui le poussent à persévérer dans son Être, avec courage, effort et en faisant de son mieux en homme et femme de bonne volonté, pour conserver et augmenter sa puissance d'Être humain, penser par soi-même et agir, dans la connaissance de soi et du monde (vérités plurielles), dans l’éthique (la responsabilité) débarrassé de la morale, l’esthétique (la bienveillance et l’amour), la présence de l’Être au monde et l’acceptation du monde réel tel qu’il est dans sa diversité et sa biodiversité. Nous reconnaissons ici peu ou prou, les 5 piliers de la Sagesse qui sont également les 5 piliers de l'Humanisme, qui font résonner à l'intérieur de soi dans la voie de l'intériorité, l'âme du monde, la sacralité de la vie, la beauté des Êtres humains et de la Nature. Il s'agit ici très probablement de ce que les croyants appellent "la Foi".
« J'ai cru en Dieu des catholiques d'une « Foi » bien vive quoique souvent traversé de doutes, jusque vers 16 ans. Puis mon esprit critique m’a fait perdre la foi, et ce fut comme une libération, tout devenait plus simple, plus léger, plus ouvert et plus fort ! C'était comme si je sortais de l'enfance comme si j'entrais enfin dans le monde réel, celui des adultes, de la confiance, avec cette capacité de Penser par moi-même et la puissance d’agir dans le Bien, l’Éthique (la responsabilité), l’Esthétique (la bienveillance et l’amour), dans l’expression de mon génie humain, de mon potentiel, de mes capacités extraordinaires, dans le respect de la diversité de la Nature et de la Beauté du monde. S'ancrer dans la voie de l'intériorité à la recherche de son "Germe d'éveil", c'est préférer la vérité au mensonge et à l’illusion, même si la vérité du monde réel est triste et que le mensonge et l’illusion sont comblantes et rassurantes. C'est préférer la réalité plutôt que l'imaginaire. C'est préférer la raison plutôt que la superstition. C'est préférer la pensée rationnelle plutôt que la croyance imaginaire. C'est préférer la lucidité plutôt que la crédulité. C'est préférer la perspicacité plutôt que la naïveté. C'est découvrir que « la Foi » des croyants est en réalité le « Germe d’éveil » qui fait résonner à l'intérieur de soi, l'âme du monde, la sacralité de la vie, la beauté des Êtres humains et de la Nature ». (André COMTE-SPONVILLE)
La voie de l'intériorité à la recherche de son "Germe d'éveil" se découvre en particulier par la pratique de la Philosophie.
L'Être humain étant un esprit en condition charnelle. Il est donc avant tout un esprit et un coeur, après être sorti de l’utérus de la mère. Deux voies s'offrent alors à lui, dans la construction de soi et son Éducation :
- La voie de l'Extériorité qui est la rencontre entre l'Esprit, le Coeur, et une Extériorité (un Absolu Dieu/Allah, une vérité absolue religieuse, politique, idéologique, dogmatique). L'Extériorité fige l'Être dans une vérité unique, invariablement immobile, confortable et servile, en particulier, lorsque le disque dur cérébral de l'Être a été formaté depuis l'enfance jusqu'à l'âge adulte précisément par ces mêmes vérités absolues, religieuses, dogmatiques, et les verticalités patriarcales acceptées par tous depuis des millénaires. L’Être devient alors un « Mangeur de vent » (Boris CYRULNIK) fragile, vulnérable et influençable, il se laisse séduire et embarquer par le premier gourou qui passe dans des récits religieux ou politiques fabriqués et invariablement clivants, ceux du "NOUS" contre "EUX".
- La voie de l'intériorité, est la rencontre entre l'Esprit, le Coeur, et un "Germe d'éveil" présent à l'intérieur de chaque Être humain, hommes, femmes, enfants. La recherche du "Germe d'éveil" dans un développement personnel indispensable, permet d'accéder à l'esprit critique, penser par soi-même et donc à l’autonomie, émancipé des vérités absolues et des verticalités patriarcales. C'est en entrant dans la voie de l'intériorité, que l'on enlève progressivement les aspérités de sa pierre brute intérieure que la vie, qui n'est pas un long fleuve tranquille, a accumulée. L'Être entré dans la voie de l'intériorité inverse progressivement les polarités de son énergie intérieure, en travaillant sur les dualités conscientes ou inconscientes de l'Être humain qui résident à l'intérieur de lui-même :
- La polarité de l'Égo s’inverse progressivement vers l'Empathie ;
- L'Avoir vers l'Être ;
- L'Ignorance vers la Connaissance de soi et du monde (vérités plurielles à expérimenter) ;
- La Tristesse vers la Joie ;
- Le Pessimisme vers l'Optimisme ;
- La Morale religieuse ou dogmatique vers l’Éthique (la Responsabilité) ;
- La Peur, le Ressentiment, la Haine vers l’Esthétique (La Présence, la Bienveillance, l’Attention et l'Amour);
- La virilité, le machisme, le racisme, la prédation, la domination vers le partage, le consentement indispensable, la simplicité dans la relation à l'autre, l'égalité et le respect de la différence, l’Acceptation du monde réel tel qu’il est dans sa diversité et sa biodiversité.
La voie de l’intériorité, se découvre en particulier par la pratique de la Philosophie, c'est-à-dire penser, agir et expérimenter les vérités plurielles, dans la connaissance et la recherche insatiable du juste, du bien, du beau et du vrai, qui font résonner à l'intérieur de soi l'âme du monde, la sacralité de la vie, la beauté des Êtres humains et de la Nature.
Bien à vous, très cher(e)s ami(e)s, je vous souhaite une très belle journée.

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