"La Bienveillance et l’Amour sont cette flamme qui lorsqu’elle s’enflamme brûle tout de notre obscurité".
9 Mai 2026
/image%2F1393683%2F20260509%2Fob_c4c38c_frederic-lenoir-voie-de-l-interiori.jpg)
Magnifique et génial Frédéric LENOIR
dans son ouvrage "Les 5 Piliers de la sagesse : petit manuel de résistance intérieure - Albin MICHEL - 2025"
La voie de l'intériorité à la recherche de son "Germe d'éveil"
La merveilleuse voie de l’intériorité à la recherche de son « Germe d’éveil » par le biais en particulier des 5 piliers de la Sagesse qui sont également les 5 piliers de l'Humanisme :
Nous sommes probablement la seule espèce dans l’Univers qui soit capable de découvrir, d’observer et de penser les dualités permettant d'une part, d’orienter nos choix et donc de s’émanciper ou pas, de tous les déterminismes et de toutes les illusions, si nous le souhaitons dans le courage et dans l'effort. Et d'autre part, d'utiliser ces mêmes dualités, consciemment ou inconsciemment, à notre profit ou celui de notre groupe d’appartenance, pour en élaborer des projets de société empreints de domination ou au contraire empreints de liberté, et cela s'exprime et se définit par les mêmes dualités qui résident également à l'intérieur de nous-même entre : "Loup Bon" et "Loup Mauvais" (célèbre conte amérindien), "Optimisme" et "Pessimisme", "Joie" et "Tristesse", c’est-à-dire "Passions joyeuses" et "Passions tristes", besoin de "Domination, de sécurité et de confortable servitude, soumission et dépendance" ou besoin de "Liberté, d'autonomie et d'émancipation".
Au regard de ces deux principes philosophiques "Dualisme" et "Monisme", que l'Être humain est le seul dans l'Univers à observer et à penser, l'Être humain est donc bien un Esprit en condition charnelle, c’est-à-dire, qu’il est à la fois et avant tout, un Esprit et un Cœur. La voie de l’intériorité est donc cette merveilleuse rencontre entre son Esprit, son Cœur et ce « Germe d’éveil » que tout Être humain détient à l’intérieur de lui (hommes, femmes, enfants) permettant de choisir la manière, dont il va utiliser son énergie intérieure, précisément empreintes de dualités, dans une unité (Monisme) qui est l’Être humain lui-même capable du pire comme du meilleur et rien d’autre qui soit extérieur, invisible, imaginaire et illusoire, comme Dieu/Allah qui n'existent pas.
En entrant dans la voie de l'intériorité, l'Être humain enlève progressivement les aspérités de sa pierre brute intérieure que la vie, qui n'est pas un long fleuve tranquille et l’Éducation par le biais de la voie de l’extériorité et les formatages de son disque dur cérébral, ont accumulé. L'Être humain entré dans la voie de l'intériorité inverse donc progressivement les polarités de son énergie intérieure en travaillant sur les dualités conscientes et inconscientes de l'Être humain qui résident à l'intérieur de lui-même et qui progressivement le propulse d'une part dans un reconquête de la part d'humanisme et d'universel dans ses propres mentalités les plus profondes pour les faire pivoter dans une inversion de polarité et d'autre part, ce pivotement, cette inversion de polarité, le propulse dans une « Puissance d’agir » (Baruch SPINOZA) et dans un « Insistantialisme » (André COMTE-SPONVILLE), c’est-à-dire, penser et agir par soi-même, dans un esprit critique, penser sa vie et vivre sa pensée dans l’éthique et la bienveillance en faisant de son mieux par le biais de la philosophie et de la spiritualité et non par le biais des extériorités religieuses et dogmatiques qui enferment l’esprit de l’Être humain dans une morale verticale, celle de son groupe d’appartenance.
Ainsi, la voie de l'intériorité permet donc l'inversion des polarités de son énergie intérieure par un pivotement dans ses mentalités les plus profonde qui conduit à la puissance de penser et d'agir, et donc à la joie et à l'optimisme :
- La polarité de l'Égo s’inverse progressivement vers l'Empathie ;
- L'Avoir vers l'Être ;
- L'Ignorance vers la Connaissance de soi et du monde (les autres vérités plurielles à expérimenter) ;
- La Tristesse vers la Joie ;
- Le Pessimisme vers l'Optimisme ;
- La Morale (patriarcale, religieuse, politique, dogmatique, économique, consumériste) vers l’Éthique (la Responsabilité) ;
- La Peur, le Ressentiment, la Haine vers l’Esthétique (La Présence, la Bienveillance, l’Attention et l'Amour) ;
- L’Emprise et l’Impunité patriarcales, les Traumatismes et les Trahisons vers la Résilience ;
- La virilité, le machisme, le racisme, la prédation, la domination vers le partage, le consentement indispensable, la simplicité dans la relation à l'autre considéré comme étant d’abord et avant tout, un Être humain, l'égalité indispensable (homme/femme en particulier), le respect de la différence, et enfin, l’acceptation du monde réel tel qu’il est dans sa diversité et dans sa biodiversité.
Conclusion
Les grands courants de pensées humanistes de l’Humanité ont donc bien observé d’une part, cette capacité de notre espèce humaine, celle d’inventer des imaginaires, des illusions et des impostures, utilisés par l’Humanité elle-même dans la construction de verticalité patriarcales issues de vérités absolues religieuses et dogmatiques. D’autre part, d’organiser le détournement et le dévoiement d’un message initialement humaniste et universel, c’est-à-dire, précisément, utilisé et dévoyé par un certain patriarcat politique, religieux, économique aux fins de pouvoir et de domination, nécessairement dans la verticalité qui génère de l’absurde et l’arbitraire, dans la tristesse et dans le pessimisme et dans une fuite constante du monde réel. Enfin, l’ostracisation, de tout ce qui représente l’horizontalité, c’est-à-dire, l’immanence de l’Être humain, l’humanisme, l’universel, la diversité, la biodiversité, la démocratie, la laïcité, etc.
Ces pensées philosophiques humanistes magnifiques et géniales dont la somme des diversités occidentales, orientales, etc., s’accordent donc à dire que le sacré réside dans le monde réel, l’Être humain lui-même et la Nature, qui précisément sont le vecteur des dualités qui structurent et construisent la marche du monde réel, entre « Dualisme » et « Monisme ».
Le sacré et le profane se construisent à partir de ces mêmes dualités qui résident à l’intérieur de nous-même, entre "Loup Bon" et Loup Mauvais", dont l’Être humain lui-même constitue l’unicité (Monisme), sans aucune référence à une extriorité, un Absolu, un invisible, un imaginaire, une idéologie politique ou religieuse.
La voie de l'intériorité à la recherche de son "Germe d'éveil" permet donc à l'Être humain d'inverser les polarités de son énergie intérieure qu’il découvre par la connaissance de soi et du monde réel (vérités plurielles à expérimenter), la recherche en soi et en faisant de son mieux de l’Ethique (la responsabilité) et de l’esthétique (la bienveillance et l’amour), la présence de son Être au monde réel (et non la fuite et le déni de ce même monde réel par le biais des imaginaires, des illusions et des impostures verticales et clivantes), pour se positionner progressivement dans l’acceptation du monde réel tel qu’il est, dans sa diversité et dans sa biodiversité. Vous reconnaissez ici, précisément, les 5 piliers de la Sagesse qui sont également les 5 piliers de l'Humanisme.
Bien à vous, je vous souhaite une très belle journée.